Dans le cadre d’un podcast de MacQuébec en novembre dernier, je discutais avec mes collègues Sylvain et ZeLaurent de l’engouement autour des applications de géolocalisation du iPhone et de l’évolution possible que pourrait prendre le mouvement.
Optimiste, j’imaginais déjà voir l’usage de ceux-ci de manière aussi commune que certains utilisent Twitter aujourd’hui. Mais peut-on franchement s’imaginer jouer encore avec ces plateformes d’ici un an?

Géolocalisaquoi?
La géolocalisation permet de positionner un individu sur une carte à l’aide de coordonnées géographiques. Celles-ci peuvent être déterminées par un appareil muni d’un récepteur GPS, tels la plupart des récents smartphones. Cette technologie est à l’origine du géocaching, un hobby populaire qui consiste à dissimuler et trouver des objets un peu partout à travers le monde grâce à des coordonnées géographiques.
Les candidats
Mais revenons à nos moutons. Laissez-moi vous présenter les principaux logiciels qui ont retenu mon attention :
Foursquare
La plus populaire des trois plateformes. Il s’agit d’un réseau social où les gens sont invités à signaler leur présence (check in) dans différents endroits publics. Il est possible de voir l’historique des présences d’un endroit, d’ajouter un endroit (en inscrivant l’adresse, un processus qui fonctionne relativement bien) et d’obtenir des badges (symboles de réussite). Elle invite également ses utilisateurs à crier des messages publics à d’autres, à la Twitter, une fonction beaucoup moins utilisée.
Le tableau affichant le score de votre communauté s’efface au début de chaque semaine, les tardifs auront donc la même chance que les vétérans d’obtenir leurs 15 minutes de gloire. Il est possible d’utiliser l’application sans diffuser un endroit (ou tous les endroits) en particulier à nos contacts afin de conserver une certaine vie privée tout en amassant des points.
À noter que cette plateforme, encore en version bêta, n’est offerte que dans un nombre restreint de grandes villes (dont Paris et Montréal). Il est possible d’y inscrire des adresses provenant de Québec, seulement la pérennité de ces points n’est pas garantie.
Gowalla
Avec une présentation visuelle plus soignée, cette alternative propose à ses usagers un équivalent virtuel au géocaching. Une fois qu’on signale sa présence, il est possible de déposer un objet virtuel quelconque, afin que les prochains visiteurs puissent le ramasser et le déposer ailleurs. L’idée est intéressante, mais à mon avis elle ajoute une complexité absente de Foursquare, un désavantage à mes yeux.
L’accent n’est pas du tout mis sur la compétition, ce qui peut éviter certaines personnes de devenir trop accroc au point de vouloir tricher. Contrairement à Foursquare, inutile d’inscrire une adresse pour ajouter un nouveau point : l’application vous présente une carte géographique où le point sera créé. Il est possible de corriger le point en question plus tard, via votre fureteur, pour une précision accrue.
Brightkite
De son côté, Brightkite est prédécesseur à ces initiatives. À ma connaissance, il est le seul à lier sa recherche avec la base de données de Google Maps, ce qui simplifie la tâche lorsque vient le moment de checker in dans un commerce.
Poussant l’idée encore plus loin, il est possible de publier du contenu, des photos ou de courts messages, s’affichant sur un stream général qui se consulte par proximité (voir tous les messages provenant d’un rayon de 100 km par exemple). Il est possible de commenter chacune de ses publications, ce qui fait de Brightkite une plateforme beaucoup plus près du blogue que d’un hobby de géolocalisation.
Un avenir possible
La non-popularité de Brightkite s’explique difficilement : l’application est pourtant jolie, gratuite, simple et facile à utiliser. Elle existe depuis 2007. Peut-être est-ce une question de mauvais timing ou son obsession à vouloir tout faire dès le début qui l’a rendue impopulaire?
Foursquare et Gowalla quant à elles semblent avoir le vent dans les voiles. Elles valorisent ses utilisateurs à l’aide de badges, d’objets virtuels rares (et variés), de rôles (fondateurs ou maires de certains points). Mais peut-on entrevoir une application qui enlogerait l’ensemble de ses plateformes? Le besoin actuel est loin de justifier l’existence d’une telle application rassembleur, mais l’idée peut s’avérer moins absurde si le hobby prend de l’ampleur et qu’un nombre important d’utilisateurs inscrivent l’application dans leur routine.
Foursquare for Businesses propose des pratiques que les commerçants pourraient appliquer envers ses clients réguliers fervents amateurs de Foursquare. Par exemple, si vous présentez votre iPhone montrant que vous êtes maire de l’endroit, où que vous vous y soyez présenté 10 fois au cours du dernier mois, la première consommation est une gracieuseté de la maison. Une corrélation entre le service et les commerces (idéalement présents sur Twitter) pourrait être une formule gagnante pour prolonger la vie du concept, du moins à moyen terme.
Avec la propagation des appareils munis de fonctions GPS, l’idée de voir s’implanter l’utilisation de ses applications dans les habitudes de la masse est de moins en moins saugrenue. Big Brother pourra ainsi vous tenir à l’oeil…

Je crois qu’en affaires, la vraie générosité est très importante. Les gens veulent contribuer a quelque chose de plus grand qu’eux et qui sert vraiment à quelque chose.




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