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Michael sur YouTube, Twitter… puis CNN ou Quelle dynamique pour la couverture de l’actualité?

  • Mélanie Millette
  • Jeudi, 25 juin 2009

En regardant les images de l’ambulance qui emmenait Michael Jackson vers l’hôpital, je me suis demandée jusqu’à quel point les médias traditionnels conservent le haut du pavé lorsqu’il est question d’actualité.

Parce que ces images, je les regardais à la télévision, et que l’animatrice les faisait défiler sur un écran plat sensible, où elle naviguait d’une page web à l’autre. Les images de l’ambulance venaient de YouTube, la primeur de la nouvelle du site TMZ, et c’est sur Twitter que l’animatrice avait appris l’arrivée de la vidéo montrant l’ambulance à la maison de la star.

Ici, comme dans plusieurs tragédies récentes, les médias sociaux ont pris les médias traditionnels de vitesse. Serait-on en train d’assister à une dynamique où les médias sociaux sont des «débusqueurs», trouvant les nouvelles en premier grâce à l’omniprésence de leurs usagers; et où les médias traditionnels investissent ces nouvelles avec leur infrastructure lourde, certes, mais auréolée d’une réputation de crédibilité et traitée par des équipes de professionnels?

Plusieurs diront justement que les médias sociaux, ou du moins certains d’entre eux, sont de plus en plus crédibles, et que les médias traditionnels le sont de moins en moins, pris comme ils sont dans les dynamiques de rentabilité et autres convergences.

Comment s’articulera cette dynamique entre la vitesse et l’expertise, entre les médias sociaux et les médias traditionnels?

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MÀJ : Damien Douani du ReadWriteWeb a écrit un billet qui va dans le même sens que celui-ci.  On y trouve plusieurs exemples.

Montréal Web Vidéo 2009 : Optimiser le multiplateforme

  • Mélanie Millette
  • Vendredi, 10 avril 2009

Le 2 avril dernier se tenait la journée de conférence Montréal Web Vidéo 2009. Professionnels des nouveaux médias, de la télévision et du cinéma ont parlé de l’avenir des productions audiovisuelles traditionnelles, du contexte de production des projets innovateurs comme les web télés et du modèle économique à mettre en place pour monétiser de telles initiatives.

Suite à l’écoute de ces conférences et panels, il me semble que l’on doit redéfinir la question du «multiplateforme». Je m’explique.

Marilyn

Compléter plutôt que recycler

Plusieurs intervenants parlent de multiplateforme; c’est un terme devenu courant dans le langage des agences, des diffuseurs, des grands groupes convergents. La majorité des professionnels entendus semble comprendre le multiplateforme comme un contenu Web qui est ensuite repris à la télévision (ou la radio), ou vice-versa. Or, cette manière de voir les choses me semble particulièrement réductrice, pire, elle passe à côté de tout le potentiel réel des contenus multiplateforme.

Car le défi, c’est de comprendre que «faire du multiplateforme» ne signifie pas recycler des contenus d’un support médiatique à l’autre. Ça ne veut pas dire non plus de profiter de la convergence pour faire de la promotion croisée en programmant les auteurs d’un projet Web dans les émissions radio et télé d’un même groupe. Ces éléments sont utiles pour diffuser et rentabiliser le projet, mais pour véritablement optimiser le multiplateforme, il faut considérer les diverses entités médiatiques (télé, web, radio, imprimé) comme un seul terrain sur lequel le fil narratif doit se dérouler. C’est-à-dire que les éléments narratifs présents sur les différentes plateformes doivent se compléter, se nourrir, pour former une fois réunis un seul projet.

Des multiplateformes près de chez-nous

Des créateurs de séries américaines comme Lost ont compris cette idée et utilisent les blogues, les Web épisodes, les forums d’internautes et les épisodes télévisés comme des compléments mutuels à une seule histoire. Chez nous, dans un tout autre créneau, Cabine C relève assez bien le défi du multiplateforme, spécialement avec le livre paru il y a quelques mois. De tels projets sont exigeants. La qualité de l’expérience du spectateur et son engagement en sont probablement décuplés.

Or, cette réflexion semble longue à aboutir chez les gros joueurs de l’industrie… Ajouter une page Facebook à côté d’un projet qui est complet en soi, c’est probablement une plus-value, mais il en faut plus pour bâtir une stratégie intelligente qui optimise le potentiel d’un espace web.

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