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La mobilité et la polyvalence l’emporteront sur l’ordinateur de table

  • Isabelle Lopez
  • Mardi, 13 avril 2010

Le plus récent article de Fred Cavazza dresse un bel aperçu des tendances actuelles en termes d’«ordinateurs» mobiles.

plein plein de mobiles et de portables

Par contre, je ne suis pas d’accord avec une partie de sa conclusion proposant que les ordinateurs tels que nous les connaissons maintenant sont logiquement l’avenir parce qu’ils sont fonctionnels et efficaces:

«Donc au final, l’avenir de l’informatique n’est pas réellement au mobile ou au tactile, il est aux ordinateurs tels que nous les connaissons et qui remplissent parfaitement leur fonction.»

Pas que je crois que les ordinateurs de table disparaîtront, mais plutôt que s’il l’on n’a qu’un seul ordinateur, ce ne sera pas le premier choix. Encore moins dans un monde où on peut avoir beaucoup de puissance dans une toute petite chose. Ce ne sera pas non plus l’appareil que l’on préfèrera ou auquel on s’attachera.

Voici donc quelques raisons qui, à mon sens, feront que les prochaines générations des petites bêtes de type netbook et ipads gagneront devant leurs cousins de table en termes d’utilisation et de cote d’amour:

C’est privé, on le garde avec soi

Les méthodes de travail changent et les modes de vie aussi. Une nouvelle génération émergera bientôt sur le marché du travail, des personnes qui ont eu comme outil informatique personnel et privé qu’un iPod ou un téléphone mobile. Constamment prêt à être dégainé ou carrément porté dans la main, les minis appareils mobiles semblent être une extension d’eux-mêmes. Ils ont développé des habitudes avec ce genre d’outils et ils en font un usage extrêmement efficace. Éduqués dans un monde où on leur a appris que le data avait une valeur certaine, ils préfèrent savoir où se trouve le leur.

Adapté à son mode de vie

Certains individus sont tellement habitués aux ordinateurs portables ou aux appareils mobiles qu’un écran géant a quelque chose de superflu ou d’encombrant. Les populations migrent vers les villes, les lieux d’habitation coutent cher par mètre carré, et les possibilités d’entertainment sont nombreuses hors de chez soi. On préfère pouvoir traîner notre connexion au monde avec soi que de la laisser pourrir chez soi. De plus, choisir un endroit dédié pour utiliser un outil qui sert de chaîne stéréo, de télé, de plateforme de jeu, d’outil de travail, de centre des communications, etc. n’est plus concevable. Après tous, l’ordinateur de table ne se traîne ni au lit ni sur le balcon.

On ne veut s’en séparer

Dans les grandes villes, la promiscuité et les longs déplacements font partie du quotidien. À un tel point que le téléphone mobile est devenu une plateforme de jeux et de communication extrêmement utilisée. La connexion avec le monde extérieur passe par quelque chose qu’on peut garder à la main dans un métro bondé et qu’on peut cacher dans sa poche quand le patron approche. Toutes les coordonnées des gens qu’on aime et estime y sont regroupées, les photos prises spontanément y résident, les fougueuses discussions par texto sont à quelques clics… C’est aussi là-dessus qu’on a obtenu ses meilleurs scores de Tétris. La seule présence de l’engin près de soi rassure. C’est ce qui rend supportable le «métro, boulot, dodo».

Microentreprises, télétravail et déplacements

La tendance vers la microentreprise est en hausse, tout comme le télétravail. On travaille pour une organisation délocalisée ou en réseaux. Ces modes de travail étant nés d’un fort besoin de flexibilité et de souplesse, il serait fou de choisir un ordinateur qui ne réponde pas à ces exigences. Il faut pouvoir travailler n’importe où et avec n’importe qui, et ce, avec peu de compromis de performance.

La machine devient ainsi essentielle pour assurer la survie de l’individu. Par exemple, le self branding ou la promotion se font via le web. Ainsi, on se vend au monde entier sans trop le réaliser et les contrats qui en découlent peuvent provenir de n’importe où. Il faut pouvoir assurer un lien à distance, mais aussi lors des déplacements. Conséquemment, les individus sont de plus en plus autonomes et indépendants, mais en interrelation continuelle avec collègues, clients, partenaires… L’outil de travail par excellence est une machine polyvalente et portable qui permet cette communication permanente, essentielle à la réalisation des contrats.

Et vous?

Vous reconnaissez-vous dans une de ces catégories? Quel est votre appareil coup de cœur? Pouvez-vous concevoir votre vie actuelle qu’avec un ordinateur de table?

gros ordinateur ancien

Les plateformes web ont-elles songé à devenir des intranets?

  • Isabelle Lopez
  • Lundi, 11 mai 2009

On reproche souvent aux plateformes de réseaux sociaux de ne pas être munies d’un modèle d’affaire rentable, ou du moins, qui apporte un bénéfice financier significatif. Pendant que ces médias sociaux se concentrent qu’à faire augmenter le nombre de leurs membres, une majorité ne considèrent pas orienter certains de leurs services vers les entreprises, là où il y a sans doute un certain pécule à faire.

Bien que nous soyons dans ère tournée vers le crowdsourcing (donc une orientation B2C), on semble négliger trop souvent la création d’outils conçus pour des groupes restreints ou privés. Car oui, il y a des choses qu’on ne veut pas partager à tous, ou qui ne sont pas d’intérêt public…

Quand c’est pour travailler

Facebook est le portail idéal pour alimenter nos relations avec notre cercle d’amis ou nos connaissances. Cependant, il y a les situations où, sans vouloir «cacher» de l’information, la pertinence de partager celle-ci est remise en cause. Le partage de renseignements confidentiels est approprié seulement avec certaines personnes, et dans certains contextes bien précis.

La collaboration autour de la structuration des travaux d’équipe en fin de session tels que ceux faits en équipe par des étudiants ou le work in progress du design d’une maquette web n’est absolument pas d’intérêt public. Il en va de même pour la chanson qu’un artiste aimerait partager à un groupe restreint de musiciens afin d’obtenir le feedback de ceux-ci dans le but d’améliorer sa création.

La collaboration à distance

Les travailleurs qui collaborent à distance ou qui sont tout simplement habitués d’utiliser les médias sociaux sauraient tirer profit de versions privées des plateformes de réseaux sociaux. Si nous pouvions travailler via Facebook, Seesmic ou FriendFeed en privé, dans un espace réservé aux membres de notre équipe, la collaboration et le suivi de celle-ci et des projets seraient renforcés.

  • Facebook nous permettrait de garder le lien informel entre les membres d’une équipe et de favoriser l’esprit de famille. De plus, si l’entreprise grossit, le portail deviendrait un excellent «profile book» d’entreprise, un outil pratique lorsque des projets particuliers nécessitent des expertisent pointues et des collaborateurs externes qui ne connaissent pas nécessairement tous les employés.
  • Nul besoin d’écrire de longs courriels ou de planifier du temps pour des appels en vidéoconférence à votre agenda; avec un Seesmic d’entreprise, le tout pourrait se dérouler de façon asynchrone. L’enregistrement d’une capsule vidéo se fait simplement et rapidement, et on utilise le service comme un système de messagerie vidéo disponible à un noyau de gens autorisés à travailler sur le projet en question.
  • FriendFeed nous permettrait d’avoir accès aux découvertes et aux liens préférés d’un département. De plus, il serait possible de consulter également les liens publics des membres d’une équipe.

Si l’on combine à ces outils un moteur de recherche, l’ensemble deviendrait alors la mémoire de l’entreprise… son patrimoine!

Sauter l’étape d’assimilation de l’outil

Il existe des outils intranet tels que Bluekiwi et Ning qui offrent des plateformes intéressantes, mais un gestionnaire a plus avantage à se tourner vers ce qui est déjà connu : donner à son équipe un outil qu’elle maîtrise déjà et avec lequel elle a eu des expériences ludiques et positives par le passé. L’utilisation de cet outil se fera automatiquement et l’adhésion au groupe en sera accélérée.

Au final, la question n’est pas tant de savoir quelle compagnie m’offre des outils intranet que de connaître le taux d’utilisation de ceux-ci. Un outil qui fait l’unanimité de toute une entreprise et qui est utilisé continuellement, ça n’a pas de prix.

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