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Une idée qui germe

  • Marc Boivin
  • Jeudi, 11 février 2010

J’ai réfléchi sur le domaine dans lequel je me suis embarqué en travaillant pour MA14, dans un moment de torpeur productive, et j’en suis venu à la conclusion qu’une offre était manquante pour nos clients.

Soyons honnêtes un instant : même si le développement web est de plus en plus accessible (avec une profusion de plateformes open sources et logiciels démystifiant les bases du HTML, CSS et PHP), la tâche demeure ardue.

Si vous êtes un initié, vous pouvez produire un appel d’offres pour trouver une firme pouvant réaliser vos projets web. Par contre, si vous êtes néophyte, les contraintes budgétaires peuvent affecter négativement la portée de votre présence web, et par extension, l’accès à des clients potentiels.

À mon avis, ça ne devrait pas être le cas.

I have a dream…

Je pense qu’il existe une offre manquante dans le web aujourd’hui, ou du moins, dans le web francophone québécois.

Je rêve d’une offre qui serait axée sur la formation et la compréhension du web. J’imagine un monde où le client paierait pour être éduqué et, accessoirement, avoir un site web. Utopique, je sais… or donc, j’offrirais :

  • Accompagnement du client dans la sélection d’un nom de domaine.
  • Installation d’outils gratuits, du cloud (Google Analytics, Google Apps).
  • Temps prévu pour tout répéter mots à mots, parce qu’on écoute jamais durant les formations.
  • Temps prévu pour les demandes surprises par ceux qui, en découvrant le web, on des éclairs de génie sur comment l’utiliser en faveur de leur marque, leur personne ou leur commerce.
  • Un site de base, avec un outil de publication de contenu simple, supporté par un backend open source muni d’une grande communauté supportant ses utilisateurs.
  • Temps de support technique.

Cependant, je n’offrirais pas un design 100% custom, des stratégies web poussées et de l’innovation dans la manière d’utiliser le web. Pourquoi? Parce que pour paraphraser un entrepreneur web de la région de Québec : «Beaucoup de nos clients ne sont pas encore au web 1.0»

On impose souvent notre vision du web à des clients. On met sur pied des idées qui sont pertinentes, mais que le client n’est pas encore en mesure de comprendre. Pour ma part, je suis incapable d’utiliser quelque chose que je ne comprends pas.

Ce ne serait pas un one size fits all

L’idée n’est pas de standardiser tout le web. Elle s’applique dans un contexte très précis : introduire les gens au pouvoir du web, à la liberté que celui-ci offre, dans un cadre «Dites-moi quoi faire». L’idée est de démontrer la viabilité du web. Pour ceux qui le savent déjà, vous savez qu’être unique sur le web est important. Ceux qui cherchent l’innovation et la fine pointe sont déjà comblés par l’offre des agences spécialisées.

Ces outils et ces services sont peut-être disponibles, accessibles et gratuits, mais au risque de me répéter, l’idée est d’offrir l’encadrement nécessaire pour mieux comprendre et maîtriser ceux-ci.

Je ne suis pas un propriétaire de site web

Ce n’est qu’une idée. Je ne prétend pas régler la faim dans le monde, mais je soutien qu’il y a un potentiel là.

Suis-je dans le champs? Qu’en pensez-vous?

Soyez honnête, je suis capable d’en prendre :P

Pods : la solution pour transformer WordPress en un CMS?

  • Marc Boivin
  • Mardi, 10 novembre 2009

Un argument que j’entends souvent est que WordPress n’est pas un CMS parce qu’il est centré autour de la publication d’articles de blogue. Cette approche peut créer de la confusion lorsqu’il faut gérer autre chose que des articles ou des pages. Une extension tente de faire évoluer WordPress vers un «véritable» CMS : Pods.

Pods a comme objectif premier de permettre aux utilisateurs avancés de WordPress de publier des types de contenu qui ne sont pas des articles ou des pages.

Un exemple

Jo Blo à un blogue où il parle de voiture. C’est intéressant, mais il voudrait offrir la possibilité aux usagers de parcourir toutes les voitures desquelles il a parlé. WordPress offre certains outils pour accomplir la tâche, mais il faut toujours composer avec les articles. Avec Pods, Jo peut publier des voitures sans publier d’articles ou de pages.

L’avantage de cette méthode est qu’il peut amasser des données sans polluer les articles. Il peut se faire une collection de 1000 voitures sans avoir à écrire 1000 articles avec un contenu peu attrayant du genre «Article bidon pour afficher telle voiture».

En plus de lui permettre d’emmagasiner les voitures séparément de ses articles, Pods permet à Jo de faire des listes pour que les visiteurs puissent voir les véhicules qu’il préfère. Un système de gabarits, semblable à celui de WordPress, est offert à l’utilisateur afin qu’il puisse personnaliser l’affichage des données produites par Pods.

Pods est disponible depuis un certain temps déjà. Maintenant qu’il est rendu à la version 1.7.6, je pense qu’il est assez stable pour l’incorporer dans un mandat. Voici mes conclusions après une semaine d’utilisation en tant que développeur.

Prêt pour les développeurs?

Pour les développeurs, Pods offre des outils facilitateurs. Ces outils viennent par contre avec quelques contraintes.

Pods offre une approche qui se voit dans plusieurs CMS : faites votre structure de données sans connaissance SQL et laissez Pods s’occuper du reste. Là où Pods déçoit, est au point de vue structurel. On ne peut pas, simplement, sauvegarder un pod avec du code PHP. La sauvegarde est effectuée à l’aide d’un fichier PHP complètement indépendant de tous les types de pods et il ne marche qu’avec la réception d’un formulaire HTML. L’importation et la création de donnée avec du code sont donc très fastidieuses, et plusieurs hacks doivent être employés pour produire une expérience utilisateur intéressante.

Une fois que les données sont insérées, Pods est par contre très facile à utiliser. Un objet pod est accessible afin de récupérer des enregistrements ou d’en modifier. Le processus est très simple et intuitif.

Les relations entre les tables n’existent plus. Du moins, pas sous la forme SQL pure. Il faut passer par une table du plugin pour trouver quelles relations existent entre les données. Cette technique rend les requêtes complexes.

Un premier effort à souligner

Pods est le premier outil qui permet la création de type de données complètement arbitraires. Ce n’est jamais une mince tâche à entreprendre. Pour cet effort, les développeurs de Pods méritent mon respect. Maintenant, on ne peut pas encore lui attribuer le titre de framework.

Pourquoi réinventer la roue à chaque fois?

  • Marc Boivin
  • Mercredi, 15 juillet 2009

Plus je navigue dans le web québécois, plus je me rends compte que les nouvelles technologies ont de la difficulté à pénétrer le village gaulois du Québec. Pourquoi des compagnies utilisent-elles des solutions propriétaires sur mesure dans leur sites web? Quel est l’intérêt? Certes, des géants du web comme Google, Yahoo! et Microsoft ont des solutions faites sur mesure. Cependant, très peu d’organismes ont réellement besoin d’une solution complètement sur mesure. Je pense que certaines compagnies perdent une somme d’argent considérable à utiliser des outils propriétaires, mal développés, sur leur site.

Aussi, je veux parler ici des choses que vous devriez exiger en tant que clients, lorsque vous demandez une soumission pour un site. En partant, si votre contractant / entreprise / beau-frère hésite, ou encore esquive l’étape de la soumission en prétextant la complexité de ce genre de demande, allez voir ailleurs! Vous allez sauver beaucoup d’argent, et probablement beaucoup de temps.

Voici une liste d’éléments simples pour vous guider lorsque vous demander un site web.

Des liens lisibles

Nous sommes en 2009, les liens devraient être lisibles par les utilisateurs. Pas de http://monsite.com/index.php?lang=fr&page=programmation
#progGrid=fr%3BGetByDate%3B2009-07-11
.

Cette pratique, en plus de nuire à votre classement, a un look affreux. De plus, un lien est un indicateur du sujet de la page. Si ce lien est partagé par courriel ou par médias sociaux, il sera difficile d’en cerner le sujet. Les liens sous la forme http://monsite.com/fr/programmation/11-juillet-2009 sont non seulement plus lisibles, mais surtout beaucoup plus significatif pour un lecteur. Sans parler des bienfaits pour le référencement.

Possibilité de traduire le site

La traduction dans une autre langue prend du temps. Elle prend du temps parce qu’il faut que les textes soient traduits et bien traduits. Elle prend aussi du temps parce qu’il faut que quelqu’un insère les textes des nouvelles langues et en adapte la longueur (par exemple, un même texte en français sera plus long que sa version anglaise).

Mais au niveau de la structure, la traduction d’un site ne devrait pas être longue à développer. Si chaque fois que vous demandez une langue supplémentaire votre site double de grosseur, autant en megabites qu’en dollars, sauvez-vous en courant! Aujourd’hui, un développeur de sites web doit assumer que tous les sites sont multilingues, ou pourront le devenir éventuellement, même si le client ne le demande pas. Soyez un consommateur futé et négociez un prix juste pour la traduction de votre site, pensez-y dès le départ.

Publier du contenu

Si vous ne pouvez pas facilement publier du contenu sur votre site, comme des nouvelles ou un billet de blogue, changez de contractant / entreprise / beau-frère. Certes, il y a plusieurs cas ou avoir le contrôle total sur le contenu de son site est impossible. Mais vous devriez par contre toujours pouvoir publier du contenu dans une zone accessible de votre site, la section «Nouvelles» par exemple. L’ajout, la modification et la suppression des articles ne devraient pas être des processus douloureux car un site efficace évolue avec l’entreprise qu’il représente.

Vous ne devriez pas non plus avoir à apprendre le HTML pour publier votre contenu. Il faut être conscient que la procédure de publication nécessitera une adaptation par rapport à l’utilisation d’un traitement de texte comme Word, mais elle ne devrait pas être trop lourde non plus. Il existe actuellement des outils de publication faciles à manier.

Comportement sur les divers navigateurs

Il y a aujourd’hui une vaste sélection de fureteurs web : Internet Explorer, Safari, Firefox, Opera, en version mobile, sur des écrans restreints (netbooks et autres), etc. Bien qu’il soit souhaitable que le site ait un comportement parfait sur tous les navigateurs, il est fort possible que ça ne soit pas atteint si votre fournisseur ne procède pas à une série de tests.

Couvrir tous les cas de figure prend un temps considérable, qui vaut cependant l’investissement car cela garantie que votre site sera vu de la même manière sur tous les fureteurs. Si les efforts ne sont pas mis pour s’assurer d’avoir une expérience comparable sur les navigateurs de dernière génération, fuyez! La tenue de route de votre site sur Internet Explorer 7 et 8, Firefox 2 et 3, Safari 3 et 4 est un MUST aujourd’hui pour une entreprise sérieuse. Vous ne devriez pas payer un surplus pour corriger des bugs d’affichage ou de fonctionnalités dans ces navigateurs, car cette ronde de tests devrait être incluse dans le temps de développement. Informez-vous quant à la compatibilité du produit proposé avant de commencer le développement.

Des pistes de solutions pour mes amis développeurs

Si vous pensez que j’en demande trop, vous vous trompez. Il faut se mettre à jour et réaliser qu’il existe des plateformes qui sont là pour nous épauler dans le développement de site de plus en plus complexes et riches. Voici une liste, qui ne comporte rien de nouveau, mais qui peut faire sauver un temps considérable. Tous les outils de cette liste sont 100% libres et ont fait leurs preuves dans le milieu.

Les engins de blogue : Engin de blogue parmi les plus populaires, WordPress offre des outils faciles à utiliser. C’est une très bonne façon de s’introduire aux nouveaux concepts du web comme la gestion de plusieurs langues, la publication de contenu, la gestion des fil RSS, etc. Tout est facile, tout est modifiable.

J’ai utilisé WordPress comme CMS (Content Management System / Gestionnaire de contenu) souvent dans des contrats. WordPress est tout désigné pour les projets qui comportent quelques utilisateurs et des droits d’accès simples.

Les frameworks : Les frameworks (Zend Framework, Ruby on Rails, Django, Typo3) sont des outils pour les développeurs. Comme WordPress, ils offrent des manières de faire la gestion des cas courants comme la gestion des liens, des langues et des accès utilisateurs. Ils sont plus génériques et possèdent moins d’outils ciblés. Ils permettent surtout de développer des applications web biens précises, par exemple pour la gestion des stocks sur un site de vente. Évidemment, développer avec un framework demande plus de travail, mais beaucoup moins que de le faire entièrement à la main.

À la main : Pour les fois où, dans l’humanité, certaines personnes ont développé des bouts de code en C++ tellement géniaux qu’il fallait publier leurs fonctionnalités sur le web, certains geeks ont inventé des protocoles de messaging. XML-RPC et REST en sont 2 exemples très populaires. Un conseil : branchez votre bout de code révolutionnaire sur un buffer qui se sert des communications XML-RPC et communiquez avec votre application. Ne construisez pas une application autour.

Conclusion

Il existe plusieurs outils de gestion pour le web. Il est extrêmement difficile de déterminer lequel est bon, encore plus lequel est le meilleur. Il faut considérer le support, le contexte et la formation dans ce genre de décision. Vous est-il possible de trouver des gens pour vous former et vous supporter dans votre communauté? Est-ce que l’outil en question a une bonne communauté? (et ce, qu’il soit payant ou libre…)

Et voilà! C’étaient quelques pistes, qui je l’espère, aideront les personnes qui demandent des sites web à y voir plus clair, et qui seront vues par mes amis développeurs comme des arguments justifiant que c’est souvent inutile de réinventer la roue.

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