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Les plateformes web ont-elles songé à devenir des intranets?

  • Isabelle Lopez
  • Lundi, 11 mai 2009

On reproche souvent aux plateformes de réseaux sociaux de ne pas être munies d’un modèle d’affaire rentable, ou du moins, qui apporte un bénéfice financier significatif. Pendant que ces médias sociaux se concentrent qu’à faire augmenter le nombre de leurs membres, une majorité ne considèrent pas orienter certains de leurs services vers les entreprises, là où il y a sans doute un certain pécule à faire.

Bien que nous soyons dans ère tournée vers le crowdsourcing (donc une orientation B2C), on semble négliger trop souvent la création d’outils conçus pour des groupes restreints ou privés. Car oui, il y a des choses qu’on ne veut pas partager à tous, ou qui ne sont pas d’intérêt public…

Quand c’est pour travailler

Facebook est le portail idéal pour alimenter nos relations avec notre cercle d’amis ou nos connaissances. Cependant, il y a les situations où, sans vouloir «cacher» de l’information, la pertinence de partager celle-ci est remise en cause. Le partage de renseignements confidentiels est approprié seulement avec certaines personnes, et dans certains contextes bien précis.

La collaboration autour de la structuration des travaux d’équipe en fin de session tels que ceux faits en équipe par des étudiants ou le work in progress du design d’une maquette web n’est absolument pas d’intérêt public. Il en va de même pour la chanson qu’un artiste aimerait partager à un groupe restreint de musiciens afin d’obtenir le feedback de ceux-ci dans le but d’améliorer sa création.

La collaboration à distance

Les travailleurs qui collaborent à distance ou qui sont tout simplement habitués d’utiliser les médias sociaux sauraient tirer profit de versions privées des plateformes de réseaux sociaux. Si nous pouvions travailler via Facebook, Seesmic ou FriendFeed en privé, dans un espace réservé aux membres de notre équipe, la collaboration et le suivi de celle-ci et des projets seraient renforcés.

  • Facebook nous permettrait de garder le lien informel entre les membres d’une équipe et de favoriser l’esprit de famille. De plus, si l’entreprise grossit, le portail deviendrait un excellent «profile book» d’entreprise, un outil pratique lorsque des projets particuliers nécessitent des expertisent pointues et des collaborateurs externes qui ne connaissent pas nécessairement tous les employés.
  • Nul besoin d’écrire de longs courriels ou de planifier du temps pour des appels en vidéoconférence à votre agenda; avec un Seesmic d’entreprise, le tout pourrait se dérouler de façon asynchrone. L’enregistrement d’une capsule vidéo se fait simplement et rapidement, et on utilise le service comme un système de messagerie vidéo disponible à un noyau de gens autorisés à travailler sur le projet en question.
  • FriendFeed nous permettrait d’avoir accès aux découvertes et aux liens préférés d’un département. De plus, il serait possible de consulter également les liens publics des membres d’une équipe.

Si l’on combine à ces outils un moteur de recherche, l’ensemble deviendrait alors la mémoire de l’entreprise… son patrimoine!

Sauter l’étape d’assimilation de l’outil

Il existe des outils intranet tels que Bluekiwi et Ning qui offrent des plateformes intéressantes, mais un gestionnaire a plus avantage à se tourner vers ce qui est déjà connu : donner à son équipe un outil qu’elle maîtrise déjà et avec lequel elle a eu des expériences ludiques et positives par le passé. L’utilisation de cet outil se fera automatiquement et l’adhésion au groupe en sera accélérée.

Au final, la question n’est pas tant de savoir quelle compagnie m’offre des outils intranet que de connaître le taux d’utilisation de ceux-ci. Un outil qui fait l’unanimité de toute une entreprise et qui est utilisé continuellement, ça n’a pas de prix.

Un clip entier pour un rasoir

  • Isabelle Lopez
  • Mardi, 21 avril 2009

Avec son clip Ma Garden Party chanté par Simone elle est bonne, Wilkinson Bikini Quattro positionne son produit au travers des tendances musicales, esthétiques et sociales.

«Quand c’est court, c’est plus classe devant la glace», c’est le tagline répété tout au long du clip afin de frapper l’inconscient de la jeune femme et de faire du rasage féminin un incontournable : «Vous êtes tendance? Vraiment? À quel point?»

Ne vous trompez pas, ce clip est plus qu’une publicité déguisée. La chanson entièrement composée par la chanteuse. Et ça fait un tabac.

Il y a même un site complètement dédié à l’intervention. Malheureusement, la quantité et la qualité du contenu laissent à désirer, mais je salue tout de même le concept du petit jeu, où on nous invite à «dessiner notre jardin». Il y a même des propositions de décorations et de pochoirs, c’est pas peu dire… ;-)

le jeu "dessinez votre jardin"

Cette stratégie semble viser les jeunes de la terre entière, car plusieurs adaptations culturelles ont été produites. Après tout, à chaque culture ses pudeurs.

Quand on regarde les efforts qu’ils ont mis à développer ce matériel, je me dis qu’ils ont dû juger que le retour sur investissement serait satisfaisant. Encore plus intéressant quand on apprend que ces vidéos sont strictement distribuées sur le web. J’en déduis donc que leur expérience avec l’opération autour du Wilkinson Sword Quattro Titanium a eu des répercussions satisfaisantes… Vive le marketing viral!

image-9Ça n’est aucunement en lien avec le sujet, mais remarquez que YouTube offre une nouvelle fonction lorsqu’on veut inclure une vidéo : colorer le player! Je remarque non sans satisfaction qu’ils ont choisi les couleurs du blogue de MA14! ;-)

Montréal Web Vidéo 2009 : Optimiser le multiplateforme

  • Mélanie Millette
  • Vendredi, 10 avril 2009

Le 2 avril dernier se tenait la journée de conférence Montréal Web Vidéo 2009. Professionnels des nouveaux médias, de la télévision et du cinéma ont parlé de l’avenir des productions audiovisuelles traditionnelles, du contexte de production des projets innovateurs comme les web télés et du modèle économique à mettre en place pour monétiser de telles initiatives.

Suite à l’écoute de ces conférences et panels, il me semble que l’on doit redéfinir la question du «multiplateforme». Je m’explique.

Marilyn

Compléter plutôt que recycler

Plusieurs intervenants parlent de multiplateforme; c’est un terme devenu courant dans le langage des agences, des diffuseurs, des grands groupes convergents. La majorité des professionnels entendus semble comprendre le multiplateforme comme un contenu Web qui est ensuite repris à la télévision (ou la radio), ou vice-versa. Or, cette manière de voir les choses me semble particulièrement réductrice, pire, elle passe à côté de tout le potentiel réel des contenus multiplateforme.

Car le défi, c’est de comprendre que «faire du multiplateforme» ne signifie pas recycler des contenus d’un support médiatique à l’autre. Ça ne veut pas dire non plus de profiter de la convergence pour faire de la promotion croisée en programmant les auteurs d’un projet Web dans les émissions radio et télé d’un même groupe. Ces éléments sont utiles pour diffuser et rentabiliser le projet, mais pour véritablement optimiser le multiplateforme, il faut considérer les diverses entités médiatiques (télé, web, radio, imprimé) comme un seul terrain sur lequel le fil narratif doit se dérouler. C’est-à-dire que les éléments narratifs présents sur les différentes plateformes doivent se compléter, se nourrir, pour former une fois réunis un seul projet.

Des multiplateformes près de chez-nous

Des créateurs de séries américaines comme Lost ont compris cette idée et utilisent les blogues, les Web épisodes, les forums d’internautes et les épisodes télévisés comme des compléments mutuels à une seule histoire. Chez nous, dans un tout autre créneau, Cabine C relève assez bien le défi du multiplateforme, spécialement avec le livre paru il y a quelques mois. De tels projets sont exigeants. La qualité de l’expérience du spectateur et son engagement en sont probablement décuplés.

Or, cette réflexion semble longue à aboutir chez les gros joueurs de l’industrie… Ajouter une page Facebook à côté d’un projet qui est complet en soi, c’est probablement une plus-value, mais il en faut plus pour bâtir une stratégie intelligente qui optimise le potentiel d’un espace web.

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