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Bing is not Google

  • Laurent LaSalle
  • Lundi, 1 juin 2009

Pendant que Google présentait le concept de sa Wave la semaine dernière, Microsoft de son côté a lancé en bêta ce qu’il considère non pas comme un moteur de recherche, mais plutôt comme un moteur de prises de décisions : Bing.

bing

Personnellement, bien que je sois sceptique au départ, certains aspects de l’expérience utilisateur sont plus intéressants sur Bing que Google. Par exemple, si vous lancez une recherche d’images, Bing ne vous propose pas à 18 images étendues sur 224 pages; il préfère tout montrer d’un seul coup, rapidement.

Je vous invite à donner une chance au coureur. Au final, du moins pour l’instant, il ne s’agit que d’un moteur de recherche…

Google dévoile sa vague libre

  • Laurent LaSalle
  • Vendredi, 29 mai 2009

Google Wave a été dévoilé au grand public mercredi dernier, dans le cadre d’une conférence du vice-président de l’ingénierie, Vic Gundotra, lors du Google I/O 2009.

Cette plateforme de développement est encore au stade d’embryon, et il s’agit encore une fois d’une initiative Open Source de la part de Google. Les programmeurs intéressés peuvent appliquer pour participer à la bêta et ainsi contribuer au développement de la plateforme.

Google Wave?

On peut décrire Google Wave comme un Gmail boosté aux stéroïdes, incluant une foule de fonctionnalités qui ne sont pas sans rappeler FriendFeed.

  • Une wave se compose de conversations et de documents. Les gens peuvent communiquer et travailler ensemble à l’aide de textes RTF, de photos, de vidéos, de cartes géographiques, etc.
  • Une wave se partage. Les participants peuvent répondre n’importe où dans le message, modifier le contenu ou ajouter de nouveaux participants à n’importe quel moment. La fonction «playback» permet à quiconque de revenir en arrière afin de savoir qui a dit quoi et quand.
  • Une wave est vivante. Avec la transmission en direct au fur et à mesure que vous tapez, les participants peuvent avoir des conversations plus rapides, voir les différentes versions et interagir avec des extensions en temps réel.

Le concept s’inscrit parfaitement dans la philosophie C2B de MA14 : mettre à l’avant-plan la communication entre usagers et augmenter l’efficience des conversations.

Évolution de la communication

Trop souvent, un échange de courriels amorce une session de clavardage (quelle soit sur Google Talk, MSN ou AIM). Avec Google Wave, l’environnement ne restreint plus le choix du mode de conversation. Cela signifie que si la personne à qui vous vous adressez est en ligne et qu’elle porte son attention sur votre message, elle peut choisir d’engager la conversation et de transformer votre simple courriel en une session de clavardage. Évidemment, il est possible de désactiver la fonction «live» pour conserver une certaine intimité lors de la rédaction.

Comme une conversation, une wave peut évoluer avec le temps. Les extensions peuvent interagir avec tous les services web ouverts : Facebook, Twitter, Flickr, YouTube, Google Docs, etc. Il suffit de faire évoluer Google Wave selon vos besoins.

Évolution de la collaboration

Google Wave marque une nouvelle ère de collaborations. Elle concrétise les idées que nous avions depuis longtemps dans un environnement simple et intuitif.

La collaboration à plusieurs est maintenant fonctionnelle. Un document partagé peut être modifié par les participants, dont le curseur est représenté par une couleur distincte. L’organisation des waves peut se faire de plusieurs façons : avec des tags, comme un blogue ou avec d’autres waves interreliées, comme un wiki.

Les applications serveur sont des robots participant à la wave, ayant les mêmes droits que les autres participants. C’est d’ailleurs avec ce concept que Google a implanté son correcteur orthographique, qui corrige en temps réel les fautes de frappes et d’inattention.
Google Wave est un écosystème collaboratif. Il promet d’offrir les outils de collaborations connus et une manière simple de les intégrer ensemble.

Évolution des services web

Puisque le projet est «vraiment» Open Source, il est possible d’installer Google Wave sur son propre serveur tout en conservant la possibilité de communication avec les waves héberger à l’externe. Contrairement aux autres services Google (dont seules les librairies d’interaction sont Open Source), Google Wave est complètement Open Source; autant son service que ses librairies.

La fluidité entre les échanges sur Google Wave est aujourd’hui possible grâce à l’implantation de HTML 5, la prochaine révision du langage à la base même du web. Tous les fureteurs, que ce soit Firefox, Safari, Chrome ou Opera, vont très bientôt être en mesure d’interpréter HTML 5  (mentionnons au passage qu’Internet Explorer se distingue trsitement par sa lenteur, ayant encore de la difficulté à implanter CSS 2 à la plus récente version de son navigateur).

Google Wave devrait être disponible pour tous d’ici un an. Patience…

La rationnelle derrière le non-Flash : la capacité à bien se référencer

  • Mélanie Millette
  • Mercredi, 20 mai 2009

Utiliser Flash pour créer un site web a ses côtés positifs. Le look est léché, les mouvements sont fluides, ça bouge, ça épate. Cependant, le grand désavantage de présenter de l’information en mode Flash est sa faiblesse de référencement intrinsèque.

chanel

De nos jours, lorsque nous recherchons des informations, notre premier réflexe est souvent de taper quelques mots clés dans un moteur de recherche, puis de parcourir les premiers liens qui nous sont proposés pour aller à la pêche et trouver ce qui nous intéresse. Dans un site, le contenu textuel agit comme autant de repères susceptibles de rendre ce site «trouvable» lors d’une recherche. Plus les mots clés qui se trouvent dans le site sont pertinents et répétés fréquemment, plus on augmente les chances de ce site d’avoir un bon référencement et d’être trouvé facilement. Bien sûr, un complexe jeu d’achat de mots clés et de calculs liés aux fréquentations des sites entre en ligne de compte, mais reste qu’à la base, les mots présents dans un site sont les ancrages sur lesquels se construiront les opportunités de visibilité de ce site.

Or, lorsque présentés dans un environnement Flash, les éléments textuels deviennent des «images» et sont illisibles par les moteurs de recherche. Au prix d’offrir une expérience fluide, on prive alors le site d’un achalandage potentiel qui arriverait des moteurs de recherche. Un pro-Flash minutieux proposera alors à ses clients de réaliser un «site miroir», sans Flash, uniquement pour être trouvable par Google et autres Yahoo!, soit. Mais cela implique une double gestion des mises à jour et des modifications. Qui a besoin de dédoubler ce genre de tâches?

Je reconnais volontiers que Flash offre des possibilités particulièrement intéressantes pour créer des sites avec une atmosphère mouvante, fluide et léchée. D’ailleurs, les sites en Flash sont très présents dans les milieux de la mode, des spas, de l’hôtellerie haute gamme et des domaines où l’expérience client est au cœur de l’image de marque. Si vous êtes Chanel ou Louis Vuitton, vous avez effectivement le luxe d’opérer un site en Flash – pas parce que c’est plus dispendieux qu’un autre modus operandi, simplement parce que vous êtes très connus et que votre renommée dépasse les frontières de votre domaine d’expertise. Le quidam qui vous cherchera tapera probablement «Chanel» dans sa barre de recherche et non pas «vêtements + haute couture», parce que même s’il n’a cure des beaux habits et de la mode, il connaît votre marque. Vous le savez, vous dépensez des tonnes de dollars à cette fin depuis des années.

Mais généralement, une compagnie souhaitera étendre sa renommée à de nouveaux publics et être trouvable par un client potentiel qui ne sait même pas qu’il la cherche. Alors, la capacité du site de cette compagnie d’être facilement référençable devient un incontournable. Aussi la capacité à se référencer adéquatement n’est pas sujette à compromis lorsque vient le temps d’optimiser un site ou la visibilité d’une marque. Pourquoi handicaper potentiellement un site quand il existe des alternatives à Flash (dont plusieurs non-propriétaires)? C’est pourquoi je refuse généralement de succomber aux sirènes du Flash et prône plutôt des solutions techniques non-Flash.

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