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Des caractéristiques Flash dans un gâteau HTML

  • Marc Boivin
  • Mercredi, 3 juin 2009

J’avais envie de vous montrer que l’on peut faire, avec du HTML, certaines choses que les utilisateurs attribuent au Flash. Toutefois, je voulais en parler sans déclencher une guerre froide. J’ai donc opté pour une métaphore sympathique afin de vous expliquer le tout avec tact. Cette métaphore est celle du gâteau – parce qu’un gâteau, c’est inoffensif. On ne peut pas en dire autant d’un développeur qui défend ses convictions de développement.

Ce qui caractérise un gâteau Flash

Quand on pense à Flash, il y a quelques éléments qui nous viennent en tête. N’en déplaise à Adobe, en voici quelques uns dans une liste non-exhaustive :

  • Le moule (l’espace rectangulaire de la page) :
    Les sites en Flash nous ont habitué à un standard de taille fixe; un carré dans le milieu de la page où l’action se déroule. Le moule Flash place le contenu dans un carré sur une page web.
  • Le glaçage (les animations) :
    Je pense que le glaçage figure au palmarès des raisons pour lesquelles on réalise des sites en Flash. On veut voir de l’animation, des transitions, des fondus, du 3D même; Flash permet ce genre de glaçage.
  • Une familiarité rassurante (l’adresse unique) :
    Un gâteau, c’est rassurant. Tout le monde en reçoit à chacun de ses anniversaires. Souvent le même, notre préféré ou celui que notre mère faisait le mieux. En Flash, l’URL ne change jamais même si le contenu de la page change. Ce trait rassurant pour certain est souvent vu comme une faiblesse et une incohérence : si le contenu de la page change, on souhaiterait que l’adresse change aussi.

On peut débattre sur la validité de cette liste, mais ce sont les caractéristiques que nous avons tenté de reproduire dans notre gâteau HTML. Le gros avantage du gâteau HTML c’est qu’il offre aux utilisateurs une expérience gustative intéressante, peu importe les moyens technologiques dont ils disposent.

La recette

Ingrédients

Pas besoin de prendre des ingrédients alternatifs, ceux pour le gâteau HTML moderne suffisent amplement.

  • La pâte à gâteau (CMS) :
    Bien que ça n’est pas d’impact direct sur l’affichage, une bonne pâte à gâteau est indispensable afin d’avoir de la consistance en vue des étapes du glaçage et des chandelles. Le CMS (ou gestionnaire de contenu) est la partie administrative d’un site qui en facilite sa gestion.
  • La poudre à pâte (AJAX) :
    Bien que ce ne soit pas une technologie en soit, mais plus un concept (comme le Web 2.0), il mérite sa place dans nos ingrédients. Le AJAX (une combinaison de JavaScript Asynchrone et de XML) permet de transmettre des données au serveur sans nécessiter un rafraîchissement de la page.

Également

Outre les instruments de base, voici des éléments essentiels à la réussite de cette recette.

  • Le moule (CSS) :
    Je sais, je sais, tous les gâteaux web utilisent le CSS, ce n’est pas une raison pour le laisser tomber. Le moule CSS est flexible et permet une variété de forme de gâteau infini. Attention toutefois, le moule peut se déformer dans les vieux fours… Le CSS (ou feuille de style) permet d’attribuer des caractéristiques visuelles aux éléments HTML.
  • Les chandelles (jQuery) :
    Même si mes premières amours ont été avec YUI de Yahoo! pour les gâteaux corporatifs, j’utilise maintenant jQuery : moins de chandelles, plus de lumière! jQuery est une boîte à outils rassemblant un ensemble de fonctions visuelles de base.

Préparation

Assurez vous que le mélange à gâteau soit bien homogène. Ajoutez un soupçon de poudre à pâte. Ne mélangez pas trop une fois la poudre à pâte incorporer sinon le gâteau de lèvera pas. Faire cuire. Ajoutez le glaçage et les chandelles. Voilà!

Attention de ne pas trop mettre de chandelles. Il ne faut pas déformer le gâteau ou altérer le goût du glaçage.

Qu’est-ce que vous en pensez?

Si vous n’utilisez pas de 3D ou des fonctions avancées de modifications de photos, essayez ma recette et vous verrez que les 2 gâteaux, Flash ou HTML, auront le même goût pour l’usager. Un goût authentique, bien de chez nous, que l’utilisateur ait un téléphone intelligent ou un ordinateur souffrant d’un manque de mises à jour.

Évidement on ne fait pas 2 sortes de gâteau pour le plaisir. Simplement, la prochaine fois que vous voudrez faire un gâteau Flash, n’oubliez pas que le gâteau HTML peut aussi faire l’affaire.

Si vous voulez voir un exemple d’un site qui devait initialement être en Flash, mais qui a été conçu en HTML (entre autres pour des raisons de référencement), aller voir Sublim.

La rationnelle derrière le non-Flash : la capacité à bien se référencer

  • Mélanie Millette
  • Mercredi, 20 mai 2009

Utiliser Flash pour créer un site web a ses côtés positifs. Le look est léché, les mouvements sont fluides, ça bouge, ça épate. Cependant, le grand désavantage de présenter de l’information en mode Flash est sa faiblesse de référencement intrinsèque.

chanel

De nos jours, lorsque nous recherchons des informations, notre premier réflexe est souvent de taper quelques mots clés dans un moteur de recherche, puis de parcourir les premiers liens qui nous sont proposés pour aller à la pêche et trouver ce qui nous intéresse. Dans un site, le contenu textuel agit comme autant de repères susceptibles de rendre ce site «trouvable» lors d’une recherche. Plus les mots clés qui se trouvent dans le site sont pertinents et répétés fréquemment, plus on augmente les chances de ce site d’avoir un bon référencement et d’être trouvé facilement. Bien sûr, un complexe jeu d’achat de mots clés et de calculs liés aux fréquentations des sites entre en ligne de compte, mais reste qu’à la base, les mots présents dans un site sont les ancrages sur lesquels se construiront les opportunités de visibilité de ce site.

Or, lorsque présentés dans un environnement Flash, les éléments textuels deviennent des «images» et sont illisibles par les moteurs de recherche. Au prix d’offrir une expérience fluide, on prive alors le site d’un achalandage potentiel qui arriverait des moteurs de recherche. Un pro-Flash minutieux proposera alors à ses clients de réaliser un «site miroir», sans Flash, uniquement pour être trouvable par Google et autres Yahoo!, soit. Mais cela implique une double gestion des mises à jour et des modifications. Qui a besoin de dédoubler ce genre de tâches?

Je reconnais volontiers que Flash offre des possibilités particulièrement intéressantes pour créer des sites avec une atmosphère mouvante, fluide et léchée. D’ailleurs, les sites en Flash sont très présents dans les milieux de la mode, des spas, de l’hôtellerie haute gamme et des domaines où l’expérience client est au cœur de l’image de marque. Si vous êtes Chanel ou Louis Vuitton, vous avez effectivement le luxe d’opérer un site en Flash – pas parce que c’est plus dispendieux qu’un autre modus operandi, simplement parce que vous êtes très connus et que votre renommée dépasse les frontières de votre domaine d’expertise. Le quidam qui vous cherchera tapera probablement «Chanel» dans sa barre de recherche et non pas «vêtements + haute couture», parce que même s’il n’a cure des beaux habits et de la mode, il connaît votre marque. Vous le savez, vous dépensez des tonnes de dollars à cette fin depuis des années.

Mais généralement, une compagnie souhaitera étendre sa renommée à de nouveaux publics et être trouvable par un client potentiel qui ne sait même pas qu’il la cherche. Alors, la capacité du site de cette compagnie d’être facilement référençable devient un incontournable. Aussi la capacité à se référencer adéquatement n’est pas sujette à compromis lorsque vient le temps d’optimiser un site ou la visibilité d’une marque. Pourquoi handicaper potentiellement un site quand il existe des alternatives à Flash (dont plusieurs non-propriétaires)? C’est pourquoi je refuse généralement de succomber aux sirènes du Flash et prône plutôt des solutions techniques non-Flash.

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