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Pourquoi réinventer la roue à chaque fois?

  • Marc Boivin
  • Mercredi, 15 juillet 2009

Plus je navigue dans le web québécois, plus je me rends compte que les nouvelles technologies ont de la difficulté à pénétrer le village gaulois du Québec. Pourquoi des compagnies utilisent-elles des solutions propriétaires sur mesure dans leur sites web? Quel est l’intérêt? Certes, des géants du web comme Google, Yahoo! et Microsoft ont des solutions faites sur mesure. Cependant, très peu d’organismes ont réellement besoin d’une solution complètement sur mesure. Je pense que certaines compagnies perdent une somme d’argent considérable à utiliser des outils propriétaires, mal développés, sur leur site.

Aussi, je veux parler ici des choses que vous devriez exiger en tant que clients, lorsque vous demandez une soumission pour un site. En partant, si votre contractant / entreprise / beau-frère hésite, ou encore esquive l’étape de la soumission en prétextant la complexité de ce genre de demande, allez voir ailleurs! Vous allez sauver beaucoup d’argent, et probablement beaucoup de temps.

Voici une liste d’éléments simples pour vous guider lorsque vous demander un site web.

Des liens lisibles

Nous sommes en 2009, les liens devraient être lisibles par les utilisateurs. Pas de http://monsite.com/index.php?lang=fr&page=programmation
#progGrid=fr%3BGetByDate%3B2009-07-11
.

Cette pratique, en plus de nuire à votre classement, a un look affreux. De plus, un lien est un indicateur du sujet de la page. Si ce lien est partagé par courriel ou par médias sociaux, il sera difficile d’en cerner le sujet. Les liens sous la forme http://monsite.com/fr/programmation/11-juillet-2009 sont non seulement plus lisibles, mais surtout beaucoup plus significatif pour un lecteur. Sans parler des bienfaits pour le référencement.

Possibilité de traduire le site

La traduction dans une autre langue prend du temps. Elle prend du temps parce qu’il faut que les textes soient traduits et bien traduits. Elle prend aussi du temps parce qu’il faut que quelqu’un insère les textes des nouvelles langues et en adapte la longueur (par exemple, un même texte en français sera plus long que sa version anglaise).

Mais au niveau de la structure, la traduction d’un site ne devrait pas être longue à développer. Si chaque fois que vous demandez une langue supplémentaire votre site double de grosseur, autant en megabites qu’en dollars, sauvez-vous en courant! Aujourd’hui, un développeur de sites web doit assumer que tous les sites sont multilingues, ou pourront le devenir éventuellement, même si le client ne le demande pas. Soyez un consommateur futé et négociez un prix juste pour la traduction de votre site, pensez-y dès le départ.

Publier du contenu

Si vous ne pouvez pas facilement publier du contenu sur votre site, comme des nouvelles ou un billet de blogue, changez de contractant / entreprise / beau-frère. Certes, il y a plusieurs cas ou avoir le contrôle total sur le contenu de son site est impossible. Mais vous devriez par contre toujours pouvoir publier du contenu dans une zone accessible de votre site, la section «Nouvelles» par exemple. L’ajout, la modification et la suppression des articles ne devraient pas être des processus douloureux car un site efficace évolue avec l’entreprise qu’il représente.

Vous ne devriez pas non plus avoir à apprendre le HTML pour publier votre contenu. Il faut être conscient que la procédure de publication nécessitera une adaptation par rapport à l’utilisation d’un traitement de texte comme Word, mais elle ne devrait pas être trop lourde non plus. Il existe actuellement des outils de publication faciles à manier.

Comportement sur les divers navigateurs

Il y a aujourd’hui une vaste sélection de fureteurs web : Internet Explorer, Safari, Firefox, Opera, en version mobile, sur des écrans restreints (netbooks et autres), etc. Bien qu’il soit souhaitable que le site ait un comportement parfait sur tous les navigateurs, il est fort possible que ça ne soit pas atteint si votre fournisseur ne procède pas à une série de tests.

Couvrir tous les cas de figure prend un temps considérable, qui vaut cependant l’investissement car cela garantie que votre site sera vu de la même manière sur tous les fureteurs. Si les efforts ne sont pas mis pour s’assurer d’avoir une expérience comparable sur les navigateurs de dernière génération, fuyez! La tenue de route de votre site sur Internet Explorer 7 et 8, Firefox 2 et 3, Safari 3 et 4 est un MUST aujourd’hui pour une entreprise sérieuse. Vous ne devriez pas payer un surplus pour corriger des bugs d’affichage ou de fonctionnalités dans ces navigateurs, car cette ronde de tests devrait être incluse dans le temps de développement. Informez-vous quant à la compatibilité du produit proposé avant de commencer le développement.

Des pistes de solutions pour mes amis développeurs

Si vous pensez que j’en demande trop, vous vous trompez. Il faut se mettre à jour et réaliser qu’il existe des plateformes qui sont là pour nous épauler dans le développement de site de plus en plus complexes et riches. Voici une liste, qui ne comporte rien de nouveau, mais qui peut faire sauver un temps considérable. Tous les outils de cette liste sont 100% libres et ont fait leurs preuves dans le milieu.

Les engins de blogue : Engin de blogue parmi les plus populaires, WordPress offre des outils faciles à utiliser. C’est une très bonne façon de s’introduire aux nouveaux concepts du web comme la gestion de plusieurs langues, la publication de contenu, la gestion des fil RSS, etc. Tout est facile, tout est modifiable.

J’ai utilisé WordPress comme CMS (Content Management System / Gestionnaire de contenu) souvent dans des contrats. WordPress est tout désigné pour les projets qui comportent quelques utilisateurs et des droits d’accès simples.

Les frameworks : Les frameworks (Zend Framework, Ruby on Rails, Django, Typo3) sont des outils pour les développeurs. Comme WordPress, ils offrent des manières de faire la gestion des cas courants comme la gestion des liens, des langues et des accès utilisateurs. Ils sont plus génériques et possèdent moins d’outils ciblés. Ils permettent surtout de développer des applications web biens précises, par exemple pour la gestion des stocks sur un site de vente. Évidemment, développer avec un framework demande plus de travail, mais beaucoup moins que de le faire entièrement à la main.

À la main : Pour les fois où, dans l’humanité, certaines personnes ont développé des bouts de code en C++ tellement géniaux qu’il fallait publier leurs fonctionnalités sur le web, certains geeks ont inventé des protocoles de messaging. XML-RPC et REST en sont 2 exemples très populaires. Un conseil : branchez votre bout de code révolutionnaire sur un buffer qui se sert des communications XML-RPC et communiquez avec votre application. Ne construisez pas une application autour.

Conclusion

Il existe plusieurs outils de gestion pour le web. Il est extrêmement difficile de déterminer lequel est bon, encore plus lequel est le meilleur. Il faut considérer le support, le contexte et la formation dans ce genre de décision. Vous est-il possible de trouver des gens pour vous former et vous supporter dans votre communauté? Est-ce que l’outil en question a une bonne communauté? (et ce, qu’il soit payant ou libre…)

Et voilà! C’étaient quelques pistes, qui je l’espère, aideront les personnes qui demandent des sites web à y voir plus clair, et qui seront vues par mes amis développeurs comme des arguments justifiant que c’est souvent inutile de réinventer la roue.

Google dévoile sa vague libre

  • Laurent LaSalle
  • Vendredi, 29 mai 2009

Google Wave a été dévoilé au grand public mercredi dernier, dans le cadre d’une conférence du vice-président de l’ingénierie, Vic Gundotra, lors du Google I/O 2009.

Cette plateforme de développement est encore au stade d’embryon, et il s’agit encore une fois d’une initiative Open Source de la part de Google. Les programmeurs intéressés peuvent appliquer pour participer à la bêta et ainsi contribuer au développement de la plateforme.

Google Wave?

On peut décrire Google Wave comme un Gmail boosté aux stéroïdes, incluant une foule de fonctionnalités qui ne sont pas sans rappeler FriendFeed.

  • Une wave se compose de conversations et de documents. Les gens peuvent communiquer et travailler ensemble à l’aide de textes RTF, de photos, de vidéos, de cartes géographiques, etc.
  • Une wave se partage. Les participants peuvent répondre n’importe où dans le message, modifier le contenu ou ajouter de nouveaux participants à n’importe quel moment. La fonction «playback» permet à quiconque de revenir en arrière afin de savoir qui a dit quoi et quand.
  • Une wave est vivante. Avec la transmission en direct au fur et à mesure que vous tapez, les participants peuvent avoir des conversations plus rapides, voir les différentes versions et interagir avec des extensions en temps réel.

Le concept s’inscrit parfaitement dans la philosophie C2B de MA14 : mettre à l’avant-plan la communication entre usagers et augmenter l’efficience des conversations.

Évolution de la communication

Trop souvent, un échange de courriels amorce une session de clavardage (quelle soit sur Google Talk, MSN ou AIM). Avec Google Wave, l’environnement ne restreint plus le choix du mode de conversation. Cela signifie que si la personne à qui vous vous adressez est en ligne et qu’elle porte son attention sur votre message, elle peut choisir d’engager la conversation et de transformer votre simple courriel en une session de clavardage. Évidemment, il est possible de désactiver la fonction «live» pour conserver une certaine intimité lors de la rédaction.

Comme une conversation, une wave peut évoluer avec le temps. Les extensions peuvent interagir avec tous les services web ouverts : Facebook, Twitter, Flickr, YouTube, Google Docs, etc. Il suffit de faire évoluer Google Wave selon vos besoins.

Évolution de la collaboration

Google Wave marque une nouvelle ère de collaborations. Elle concrétise les idées que nous avions depuis longtemps dans un environnement simple et intuitif.

La collaboration à plusieurs est maintenant fonctionnelle. Un document partagé peut être modifié par les participants, dont le curseur est représenté par une couleur distincte. L’organisation des waves peut se faire de plusieurs façons : avec des tags, comme un blogue ou avec d’autres waves interreliées, comme un wiki.

Les applications serveur sont des robots participant à la wave, ayant les mêmes droits que les autres participants. C’est d’ailleurs avec ce concept que Google a implanté son correcteur orthographique, qui corrige en temps réel les fautes de frappes et d’inattention.
Google Wave est un écosystème collaboratif. Il promet d’offrir les outils de collaborations connus et une manière simple de les intégrer ensemble.

Évolution des services web

Puisque le projet est «vraiment» Open Source, il est possible d’installer Google Wave sur son propre serveur tout en conservant la possibilité de communication avec les waves héberger à l’externe. Contrairement aux autres services Google (dont seules les librairies d’interaction sont Open Source), Google Wave est complètement Open Source; autant son service que ses librairies.

La fluidité entre les échanges sur Google Wave est aujourd’hui possible grâce à l’implantation de HTML 5, la prochaine révision du langage à la base même du web. Tous les fureteurs, que ce soit Firefox, Safari, Chrome ou Opera, vont très bientôt être en mesure d’interpréter HTML 5  (mentionnons au passage qu’Internet Explorer se distingue trsitement par sa lenteur, ayant encore de la difficulté à implanter CSS 2 à la plus récente version de son navigateur).

Google Wave devrait être disponible pour tous d’ici un an. Patience…

IE6 : Prendre les usagers par la main plutôt que de les bannir

  • Laurent LaSalle
  • Dimanche, 24 mai 2009

Le blogueur norvégien Vincent Hasselgår a l’idée intéressante de partir un mouvement visant à convaincre les utilisateurs d’Internet Explorer 6 de mettre à jour leur fureteur. Contrairement aux campagnes visant le même objectif, la méthode proposée présente un message neutre et sympathique, et ne nécessite aucune image.

Une fois le code intégré, voici le message qui apparaît lorsque le système détecte l’utilisation d’IE6 :

Did you know that your browser is out of date?

To get the best possible experience using our website we recommend that you upgrade your browser to a newer version. The current version is Internet Explorer 8. The upgrade is free. If you’re using a PC at work you should contact your IT administrator.

If you want to you may also try some other popular Internet browsers like Firefox, Opera, or Safari

Peut-être que ceux qui censurent IE6 (et je fais encore partie) devraient favoriser plutôt une procédure du genre (qui n’a rien de sorcier, le secret étant derrière la fameuse condition commentée <!–[if lte IE 6]>) au lieu d’imposer le changement?

Pour implanter cette solution, copier-coller ledit code à l’endroit approprié sur votre site web. Je vous laisse soin de le traduire en français au besoin.

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