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Les faux blogueurs et le Bixigate

  • MA14
  • Mercredi, 13 mai 2009

(cc) 2009 meantox

Pour une récapitulation de la polémique entourant l’arrivée du Bixi à Montréal, voici un résumé tiré du billet de M. Lagacé :

C’est l’histoire d’un blogue sur le vélo. Créé quelque part en 2008 par trois Montréalais : Mélanie Gomez, Jean-Michel Simoneau et Pénélope Riopelle. Nom du blogue : “À vélo citoyens”. [...] Les trois amis se sont investis dans cette aventure web. Mélanie a même produit des clips pro-vélo très bien faits, pour le blogue. Jean-Michel allait intervenir sur d’autres blogues, allait commenter des textes du Devoir, invitant les lecteurs à venir lire “À vélo citoyens”.

Voilà. C’est l’histoire, en apparence banale, d’un blogue animé par des citoyens passionnés. Il n’y a qu’un petit pépin dans l’histoire que je vous raconte ci-haut. Tout est faux.

[Elle a créé] le faux blogue et les faux citoyens pour le compte de son client, Stationnement de Montréal, afin de mousser l’arrivée de Bixi, le service de vélo libre-service lancé ce matin.

Il faut dire que cette offensive, à la base, en était une très bonne et très réussie. Mais une question se pose : pourquoi faire semblant?

En quoi était-il nécessaire de créer de toutes pièces la rencontre et les trois cyclistes? Si c’était pour ajouter un élément de storytelling à la campagne, un recrutement original aurait très bien pu faire l’affaire et de vraies personnes d’influences dans le milieu du cyclisme auraient pu être tout aussi dignes d’intérêts et de crédibilité. De toute façon, trouver ce qui aurait pu être fait n’est pas mon fort et je n’aime pas critiquer les autres.

Ici, ce qui m’intéresse, c’est l’exemple idéal d’un choc culturel de deux écoles de pensées différentes.

Par le passé, il était de normal de cacher certaine chose. Créer du rêve. Et c’est toujours bon pour la télé et toute plateforme proposant des mises en situation fictives. Mais interagir dans les réseaux sociaux, ce n’est pas la place pour de l’acting et du rêve. C’est une plateforme de communication intégrant de véritables communautés impliquant de vraies personnes et de vraies valeurs.

Aujourd’hui, les réseaux sociaux encouragent la transparence. Certains disent que c’est une loi non écrite, moi je crois que c’est un principe simplement logique. Les réseaux sociaux s’entrecroisent donc un jour ou l’autre, si vous cachiez quelque chose, cela va se savoir. C’est comme ces gens qui jouent de triples ou quadruples vies. Un jour ou l’autre, il y a une personne qui fait un lien dans ce cercle.

Les réseaux sociaux sont un endroit pour échanger et communiquer et oui, évidemment, influencer. Mais là n’est pas une raison de créer une pièce de théâtre sans le dire à personne. Au point où on est rendu, la STM et l’AMT pourraient créer de fausses familles et commencer à créer de faux voisins dans de vrais quartiers de banlieue pour promouvoir le magnifique transport en commun! Allons donc, ne soyez pas vexé, M. et Mme Tout-le-Monde, c’est pour une bonne cause. C’est l’environnement! La fin justifie les moyens, non?

L’exemple vous semble un peu poussé? Dites-vous que ce n’est pas parce que c’est un «monde virtuel» que les valeurs et les échanges en deviennent automatiquement artificiels.

Influencer à travers les réseaux sociaux est d’une grande valeur aujourd’hui et poser ces interactions sur des bases solides telles que la transparence, l’échange et le respect rendront vos offensives marketing encore plus fortes, car elles seront basées sur une relation.

Et toute relation saine entraine automatiquement une notion d’intimité et de fidélité. C’est gagnant-gagnant!

Avoir conscience des éléments de base d’un site web

  • Long Nguyen
  • Mercredi, 29 avril 2009

Dans un passé très lointain, la communication par des lettres formelles était quelque chose de très courant. Ces lettres étaient toutes pareilles, toujours écrites de la même façon avec les mêmes éléments placés aux mêmes endroits. 

Comme ces lettres, les sites web comportent des caractéristiques similaires. Ils présentent tous les mêmes éléments de base placés aux mêmes endroits : un logo en haut à gauche, un slogan quelque part pas trop loin du logo, un menu pour orienter les visiteurs, du contenu pour les inciter à rester et finalement, le pied de page qui n’est rien de plus que l’équivalent de la signature d’une lettre.

Il suffit de visiter n’importe quel site comme Wikipédia ou Facebook et on peut non seulement identifier tous ces éléments, mais également remarquer qu’ils sont aux mêmes endroits. Ils composent le squelette d’un site web.

Toutefois, comme un site web n’est pas un être vivant, la liberté totale est permise, mais il faut savoir l’utiliser à bon escient. Certaines situations permettent l’absence de certains éléments considérés comme essentiels. 

Craigslist, par exemple, n’est rien de plus qu’une grosse liste de villes et c’est clairement construit pour des gens qui savent pour quelles raisons ils sont là.

Certains sites vont plus loin en ne mettant presque aucun contenu. Le site de Bluebird, un nouveau client Twitter encore bêta, est un bon exemple. Au milieu de la page, on présente un œuf bleu éclos et sous l’œuf, se trouve le logo de la compagnie. Encore une fois, c’est un site fait pour les gens avertis.

Ensuite, il y a des sites comme celui de Skittles qui contiennent seulement une navigation.

Finalement, il y a des sites comme celui-ci sur lequel il n’y a presque rien. I made tea.

Chacun des sites web mentionnés ci-haut a des buts différents, mais bien précis et ils utilisent l’absence d’éléments de base pour atteindre leurs objectifs. De plus, ça rend tous ces sites mémorables. 

Visiteurs de sites web, je vous invite à remarquer tous ces éléments et leurs formes pour comprendre un site et ne pas vous perdre. 

Designers web, je vous invite à prendre conscience de l’existence de tous ces éléments et de penser a ce que leurs présence et absence peuvent ajouter ou enlever à votre travail.

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