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Avant-midi à Génération C

  • Marc Boivin
  • Mercredi, 21 octobre 2009

Colloque du CEFRIO sur la Génération C

Hier, j’ai passé l’avant-midi au colloque du CEFRIO sur la Génération C. Je dois admettre que j’étais dans l’expectative de l’étude réalisée par le CEFRIO sur la consommation Internet des jeunes de 12 à 24 ans.

Un setup intéressant

Le CEFRIO avait un tableau interactif, deux projecteurs qui dupliquaient le contenu du tableau et deux autres pour les tweets, une installation similaire au WebCamp 2009 de Québec. Je dois dire que le réseau du Centre des Congrès suffisait difficilement à la tâche; je me suis rabattu sur mon 3G. Par contre, ce setup était excellent pour l’événement.

Une conférencière très pertinente

Nous avons eu droit à l’intervention de Danah Boyd1. Elle a parlé de la vision des médias sociaux chez les jeunes, leur utilisation et leur positionnement par rapport à l’accessibilité d’Internet. J’en ai un extrait en vidéo même si, après vérification, je n’avais peut-être pas le droit de filmer, mais personne ne m’a averti.

Une génération peu intéressée

Le vrai phénomène était de regarder comment les jeunes de la Génération C réagissaient aux présentations : ils s’emmerdaient… de manière royale. Les activités étaient : se passer des papiers (drôle d’activité quand on a un portable avec Twitter et Facebook, mais bon), regarder les drôles d’images et lire le feed Twitter.

Je ne m’attendais pas à voir des gens particulièrement captivés par une étude sur leurs habitudes : les sujets d’une étude ont souvent tendance à ne pas vouloir savoir qu’ils ont été catégorisés. Sauf que j’ai trouvé leur ennui intéressant.

Ce que j’ai appris

Comme l’a dit Danah, les enfants n’apprennent pas magiquement comment utiliser les technologies. Il est certain que c’est plus facile de s’habituer à quelque chose qui est dans notre environnement depuis notre naissance (par exemple le langage). Sur ce point, les jeunes ont un avantage sur ceux des générations plus vénérables.

On peut voir les réseaux sociaux comme un proxy pour socialiser. Si je ne peux pas le faire en personne, le faire de façon virtuelle est mieux que pas pentoute. Ces conversations y sont aussi futiles que le chit-chat des corridors.

Il existe encore des catégories d’utilisateurs d’Internet. Les gens qui disent «Moi je ne suis pas ben ben bon avec les ordinateurs» ça existe encore. Il n’y a pas beaucoup de différences entre les gros utilisateurs d’Internet de 30 ans et ceux de 16. Évidemment, l’étude ne fait pas ce parallèle, mais à voir les chiffres, on peut vite s’apercevoir que les geeks, ça restera toujours des geeks.

Les grands oubliés

Je fais moi même parti de la Génération C. Un peu limite selon les critères qualificatifs de l’étude – j’ai 25 ans, l’âge limite de l’étude est 24 – mais je sens une profonde connexion avec leur approche de l’Internet. Si je veux savoir comment les gens de mon âge consomment des médias sociaux, je peux prendre le téléphone et les appeler.

Par contre, je ne connais personne entre 12 et 19 ans. J’aurais aimé que cette tranche de la Génération C soit représentée. Certains pourront dire que leurs commentaires n’auraient pas été aussi bien formulés que ceux de la frange supérieure, mais je suis porté à croire que non. À 14 ans, on a pas encore le filtre du bon citoyen qui essaie de se sentir important et intéressant. J’aurais voulu du raw data de type «in your face» que des jeunes de 14 ans auraient pu fournir.

Un peu de bouffe pour réveiller les vieux dinosaures de la comm

Je ne suis pas resté pour les tables rondes : je ne suis pas stratège. Ce qui m’intéressait, c’était les chiffres, les interprétations. En tant que C, je n’ai pas été choqué par les découvertes de l’étude. Néanmoins, je suis sûr que mes copains boomers vont avoir appris beaucoup.

Des captures vidéos

  1. Un bout de la conférence de Danah Boyd sur les médias sociaux.
  2. La présentation du CEFRIO sur la Génération C.

Michael sur YouTube, Twitter… puis CNN ou Quelle dynamique pour la couverture de l’actualité?

  • Mélanie Millette
  • Jeudi, 25 juin 2009

En regardant les images de l’ambulance qui emmenait Michael Jackson vers l’hôpital, je me suis demandée jusqu’à quel point les médias traditionnels conservent le haut du pavé lorsqu’il est question d’actualité.

Parce que ces images, je les regardais à la télévision, et que l’animatrice les faisait défiler sur un écran plat sensible, où elle naviguait d’une page web à l’autre. Les images de l’ambulance venaient de YouTube, la primeur de la nouvelle du site TMZ, et c’est sur Twitter que l’animatrice avait appris l’arrivée de la vidéo montrant l’ambulance à la maison de la star.

Ici, comme dans plusieurs tragédies récentes, les médias sociaux ont pris les médias traditionnels de vitesse. Serait-on en train d’assister à une dynamique où les médias sociaux sont des «débusqueurs», trouvant les nouvelles en premier grâce à l’omniprésence de leurs usagers; et où les médias traditionnels investissent ces nouvelles avec leur infrastructure lourde, certes, mais auréolée d’une réputation de crédibilité et traitée par des équipes de professionnels?

Plusieurs diront justement que les médias sociaux, ou du moins certains d’entre eux, sont de plus en plus crédibles, et que les médias traditionnels le sont de moins en moins, pris comme ils sont dans les dynamiques de rentabilité et autres convergences.

Comment s’articulera cette dynamique entre la vitesse et l’expertise, entre les médias sociaux et les médias traditionnels?

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MÀJ : Damien Douani du ReadWriteWeb a écrit un billet qui va dans le même sens que celui-ci.  On y trouve plusieurs exemples.

Des caractéristiques Flash dans un gâteau HTML

  • Marc Boivin
  • Mercredi, 3 juin 2009

J’avais envie de vous montrer que l’on peut faire, avec du HTML, certaines choses que les utilisateurs attribuent au Flash. Toutefois, je voulais en parler sans déclencher une guerre froide. J’ai donc opté pour une métaphore sympathique afin de vous expliquer le tout avec tact. Cette métaphore est celle du gâteau – parce qu’un gâteau, c’est inoffensif. On ne peut pas en dire autant d’un développeur qui défend ses convictions de développement.

Ce qui caractérise un gâteau Flash

Quand on pense à Flash, il y a quelques éléments qui nous viennent en tête. N’en déplaise à Adobe, en voici quelques uns dans une liste non-exhaustive :

  • Le moule (l’espace rectangulaire de la page) :
    Les sites en Flash nous ont habitué à un standard de taille fixe; un carré dans le milieu de la page où l’action se déroule. Le moule Flash place le contenu dans un carré sur une page web.
  • Le glaçage (les animations) :
    Je pense que le glaçage figure au palmarès des raisons pour lesquelles on réalise des sites en Flash. On veut voir de l’animation, des transitions, des fondus, du 3D même; Flash permet ce genre de glaçage.
  • Une familiarité rassurante (l’adresse unique) :
    Un gâteau, c’est rassurant. Tout le monde en reçoit à chacun de ses anniversaires. Souvent le même, notre préféré ou celui que notre mère faisait le mieux. En Flash, l’URL ne change jamais même si le contenu de la page change. Ce trait rassurant pour certain est souvent vu comme une faiblesse et une incohérence : si le contenu de la page change, on souhaiterait que l’adresse change aussi.

On peut débattre sur la validité de cette liste, mais ce sont les caractéristiques que nous avons tenté de reproduire dans notre gâteau HTML. Le gros avantage du gâteau HTML c’est qu’il offre aux utilisateurs une expérience gustative intéressante, peu importe les moyens technologiques dont ils disposent.

La recette

Ingrédients

Pas besoin de prendre des ingrédients alternatifs, ceux pour le gâteau HTML moderne suffisent amplement.

  • La pâte à gâteau (CMS) :
    Bien que ça n’est pas d’impact direct sur l’affichage, une bonne pâte à gâteau est indispensable afin d’avoir de la consistance en vue des étapes du glaçage et des chandelles. Le CMS (ou gestionnaire de contenu) est la partie administrative d’un site qui en facilite sa gestion.
  • La poudre à pâte (AJAX) :
    Bien que ce ne soit pas une technologie en soit, mais plus un concept (comme le Web 2.0), il mérite sa place dans nos ingrédients. Le AJAX (une combinaison de JavaScript Asynchrone et de XML) permet de transmettre des données au serveur sans nécessiter un rafraîchissement de la page.

Également

Outre les instruments de base, voici des éléments essentiels à la réussite de cette recette.

  • Le moule (CSS) :
    Je sais, je sais, tous les gâteaux web utilisent le CSS, ce n’est pas une raison pour le laisser tomber. Le moule CSS est flexible et permet une variété de forme de gâteau infini. Attention toutefois, le moule peut se déformer dans les vieux fours… Le CSS (ou feuille de style) permet d’attribuer des caractéristiques visuelles aux éléments HTML.
  • Les chandelles (jQuery) :
    Même si mes premières amours ont été avec YUI de Yahoo! pour les gâteaux corporatifs, j’utilise maintenant jQuery : moins de chandelles, plus de lumière! jQuery est une boîte à outils rassemblant un ensemble de fonctions visuelles de base.

Préparation

Assurez vous que le mélange à gâteau soit bien homogène. Ajoutez un soupçon de poudre à pâte. Ne mélangez pas trop une fois la poudre à pâte incorporer sinon le gâteau de lèvera pas. Faire cuire. Ajoutez le glaçage et les chandelles. Voilà!

Attention de ne pas trop mettre de chandelles. Il ne faut pas déformer le gâteau ou altérer le goût du glaçage.

Qu’est-ce que vous en pensez?

Si vous n’utilisez pas de 3D ou des fonctions avancées de modifications de photos, essayez ma recette et vous verrez que les 2 gâteaux, Flash ou HTML, auront le même goût pour l’usager. Un goût authentique, bien de chez nous, que l’utilisateur ait un téléphone intelligent ou un ordinateur souffrant d’un manque de mises à jour.

Évidement on ne fait pas 2 sortes de gâteau pour le plaisir. Simplement, la prochaine fois que vous voudrez faire un gâteau Flash, n’oubliez pas que le gâteau HTML peut aussi faire l’affaire.

Si vous voulez voir un exemple d’un site qui devait initialement être en Flash, mais qui a été conçu en HTML (entre autres pour des raisons de référencement), aller voir Sublim.

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