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Guy Kawasaki à Montréal, mes impressions

  • Mélanie Millette
  • Mardi, 24 novembre 2009

Jeudi dernier, Guy Kawasaki était en ville pour donner une conférence sur l’innovation dans un contexte d’entreprise. Comme je l’ai écrit la semaine dernière, Kawasaki a été invité par Challenge Your World, qui est une initiative visant à supporter le développement d’entreprises durables, tant économiquement que socialement et écologiquement.

Guy Kawasaki à Challenge Your World – par Benoit DescaryGuy Kawasaki à Challenge Your Word – par Benoit Descary

Amateur de hockey, Kawasaki s’est montré enthousiaste pendant plus d’une heure et demie, et ce malgré un horaire chargé (il arrivait de Rio de Janerio) et un apparent début de rhume (gracieuseté de l’écart de température entre Rio et Montréal, j’imagine). Charismatique, l’ancien évangéliste d’Apple a expliqué sa vision d’une entreprise à succès et a répondu aux questions de la salle avec générosité.

Si la conférence a été riche en conseils judicieux pour l’entrepreneur en devenir, il me semble cependant que les thématiques de développement durable ont été peu exploitées. Je pense qu’une personne visionnaire, et qui jouit d’un statut privilégié au sein de la communauté entrepreneuriale, devrait envisager de joindre à son discours des pensées inspirantes liées aux aspects sociaux et écologiques de l’entreprise. Cela me semble un devoir de base quand on a une telle expertise et une telle notoriété! Or, cette question n’est venue sur le tapis que pendant la période de questions. À quand une diapo ou deux sur cet aspect directement dans le fil de la conférence?

Malgré cela, la conférence s’est avérée pertinente, notamment en ce qui a trait au défi que représente le démarrage d’entreprise. À ce sujet, je retiens principalement trois éléments. Le premier consiste à développer un objet ou un service que nous souhaiterions utiliser, nous. Trop souvent, les entrepreneurs cherchent à identifier un manque dans l’offre actuelle, sauf que cela les limite justement à l’offre actuelle au lieu de les pousser à l’innovation. Deuxièmement, il encourage tout entrepreneur à utiliser Twitter. Nous avons souvent parlé de Twitter sur ce blogue et Guy Kawasaki partage notre enthousiasme : selon lui, Twitter est «the most powerful marketing tool». Bien qu’il ait avoué avoir mis du temps avant de comprendre Twitter, cet outil est maintenant un incontournable pour tout entrepreneur qui souhaite publiciser son idée. Troisièmement, il faut se trouver une niche. Les blogueurs à succès ont compris le potentiel de la niche depuis longtemps, la même logique s’applique aux entreprises.

J’ajouterais que comme pour les blogues, il faut de la ténacité et de la passion pour se démarquer! D’ailleurs, le blogue est une forme d’entreprise, au sens large du moins, non?

En vue d’une causette avec Guy Kawasaki

  • Mélanie Millette
  • Vendredi, 13 novembre 2009

Le 19 novembre prochain, mon collègue Marc et moi aurons la chance d’assister à une conférence de Guy Kawasaki, invité à Montréal par Challenge Your World. Guy Kawasaki abordera le processus d’innovation et de la création de nouveaux produits, tout en contribuant à rendre le monde meilleur. Cela peu sembler utopique, mais l’homme a une vision très personnelle de la manière de mener une entreprise et des raisons pour fonder une business.

Experience Guy Kawasaki talk about the art of innovation

De manière très inspirante, Kawasaki pose qu’un entrepreneur devrait voir son rôle comme un levier pour rendre le monde plus viable, plus humain, plus respectueux de l’environnement au lieu de simplement viser à vendre. Sa façon de voir l’entrepreneuriat en est donc une ancrée dans le monde, soucieuse de contribuer à améliorer la qualité de vie des gens.

Pour ceux qui aiment les détails biographiques, Kawasaki a un parcours fort intéressant. Né à Hawaii, il a mené des études de psychologie à l’Université Standford avant d’entreprendre un MBA à UCLA. Il a entre autre travaillé chez Apple dans les années 80, avant d’y retourné en 1995 dans la foulée de la «renaissance» de l’entreprise. C’est à lui que l’on doit entre autre le concept «d’évangéliste» dans le milieu des technologies informatiques. Il est maintenant à la tête de Garage Technology Ventures.

Personnellement, je crois que la sensibilité de Kawasaki à la psyché humaine, doublée d’un sens inouï de la vente et du marketing sont au coeur de sa capacité à cerner de manière intelligente etsensible le potentiel d’affaires d’un projet d’entreprise ou d’un nouveau produit.

En attendant de vous partager mes commentaires suite à sa conférence, je vous laisse sur ce court vidéo…

Quelle sera la tendance en 2010?

  • Sébastien Poirier
  • Vendredi, 23 octobre 2009

Une partie de l’équipe et moi avons assisté hier à un déjeuner-conférence intitulé «Tendances 2010 : un portrait global de la consommation», une interprétation des résultats du Trend Report 2010 de Trend Watching organisée par PÔLE Québec Chaudière-Appalaches.

Pas de gourous qui trace la ligne entre le in et le out

J’appréhendais cette conférence avec scepticisme : nous dire ce que l’on doit faire pour être tendance, catégoriser les services, les produits et les gens? Je déteste être catégorisé et ne suis certainement pas le seul.

Eh non, je me suis trompé, Jevto Dedijer et Michel Nadeau de Améo, des gens super aimables, spécialisés en gestion de marque, sont venus nous exposer les grandes lignes de tendance de consommation qui se dessine et son implication sur les marques. Cette catégorisation aide à faire un peu de ménage dans toute l’information avec laquelle on est en contact et dont on ne sait pas toujours quoi faire.

Les 10 tendances principales du Trend Report 2010 y étaient abordées. Voici les points que j’ai trouvé intéressants.

Génération G

Image 14 Je crois qu’en affaires, la vraie générosité est très importante. Les gens veulent contribuer a quelque chose de plus grand qu’eux et qui sert vraiment à quelque chose.

Ces gestes de générosité (giving is the new taking) sont beaucoup plus payants lorsqu’ils sont faits par altruiste que de simples gestes intéressés et opportunistes. Une tendance comme ça, c’est très encourageant pour l’avenir.

Un des exemples que j’ai beaucoup apprécié est la chaine d’alimentation naturelle et biologique Whole Food, qui fait le la livraison gratuitement des sacs d’épiceries de ses clients en vélo. En plus de correspondre très bien avec son positionnement, l’initiative fait plaisir, fait parler de la marque, de l’expérience d’achat et contribue à l’histoire de la marque.

Un autre exemple c’est «ma» boutique de course Le Coureur Nordique sur chemin Ste-Foy, près de la rue Cartier à Québec.

Le Coureur nordique

Recommandé par un ami qui m’a dit qu’ils offraient des ateliers pour améliorer la technique de course, des sorties de course en groupe sur des parcours très intéressants et tout ça, complètement gratuitement.

À mes débuts avec le groupe : j’ai toujours mes vieux souliers et mon kit qui tient encore la route. Je déteste surconsommer et j’utilise au maximum ce que j’achète (un peu écolo et un peu cheap). Je n’ai toujours pas acheté à la boutique et ils ne font pas leurs vendeurs ni d’insinuation à la vente. Quand vient le moment de remplacer mes souliers de course, je suis libre d’acheter n’importe où, mais pourquoi encourager des inconnus qui me donnent rien plutôt que des propriétaires opérants et très sympathiques – Jimmy, Joliane et Jean-Nicolas – que je connais, que je vois 2 fois par semaine et qui contribuent à mon bien-être?

Depuis ce temps, moi et tous les autres membres du groupe sommes comme des hommes sandwich en running shoes. Nous sommes devenus des ambassadeurs de la boutique et propageons la bonne nouvelle. Ce n’est plus une simple boutique de course, c’est devenu «notre» boutique de course. Comme quoi la générosité peut être une bonne façon de générer une communauté.

Je suis grand maintenant

Maintenant, les gens sont habitués au contenu de plus en plus corrosif. Pour beaucoup, ils sont tannés de se faire servir du «manger mou», du contenu prédigéré à la sauce relation publique trop propre et loin de la vérité du monde dans lequel on vit. Avec l’augmentation du temps passé sur le web, en contact avec du contenu et des modes d’échanges qui sont souvent plus directs et plus informels, le niveau de tolérance à ce qui peu être considéré vulgaire est plus élevé. Un ton qui s’assume et qui ne tente pas de nous materner est de plus en plus pertinent et apprécié.

Je trouve ça drôle parce que j’ai justement vue cette pub pour le Guide Resto Voir qui utilisait ce principe, mais dont le conseil d’adminsitration trop frileux a refusé la publication.

Les chocolats Fat Pig sont un exemple donné lors de la conférence que j’ai grandement apprécié. Une marque qui s’assume entièrement et qui ne nous prend pas pour des cons.

On retrouve même sur leur site un espace photo où les membres de la communauté de la marque ont publié leur photo avec la palette de chocolat en guise de museau.

Fat pig

palette de chocolat fat pig une marque qui s'assume

Fat pig community  communauté Fat pig

Si la tendance se maintient…

Vous pouvez consulter le survol des 10 tendances 2010 sur le site de Trend Watching pour vous approfondir sur le sujet.

Si vous voulez discuter d’autres tendances plus en profondeur, n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous.

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