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Visible Tweets : un must pour vos événements web

  • Laurent LaSalle
  • Vendredi, 30 octobre 2009

Connaissez-vous Visible Tweets? Il s’agit d’un service web permettant de présenter de manière efficace et dynamique les résultats d’une recherche sur Twitter. L’outil est simple, efficace et de plus en plus populaire lors d’événements web ces jours-ci…

Nicolas Roberge nous parle via Visible Tweets

Ma première rencontre avec Visible Tweets

C’est lors du premier WebCamp de la vieille capitale que j’ai fait connaissance avec le service. À tour de rôle, les conférenciers venaient présenter leur sujet à l’auditoire pendant qu’on projetait (et ce, en continu) les tweets identifiés par les hashtags #webcamp et #qc.

Non seulement l’idée permet aux gens de la salle de réagir à la discussion autrement, mais les personnes suivant à distance l’événement peuvent également y participer. Bien que certains messages peuvent distraire la foule et inciter au décrochage, j’accueille sur le coup l’idée de Nicolas Roberge avec enthousiasme. J’ai alors proposé d’utiliser Visible Tweets dans le cadre de PodCamp Montréal, qui a eu lieu en septembre dernier.

Intéressé par les tweets diffusés sur l’écran de la cafétéria le premier jour de cet événement, Claude Malaison m’a demandé le nom de l’outil en question. Visible Tweets s’est par la suite pointé le bout du nez au Webcom Montréal la semaine dernière.

Une question de contexte

Même si Nicolas considère que Visible Tweets est plutôt incompatible dans le cadre d’une discussion / conférence, je pense que l’outil a sa place dans tout événement web lorsque placé dans le contexte approprié. Pour éviter de l’interférence dans les discussions prévues à l’horaire, pourquoi ne pas simplement diffuser les tweets sur un écran à l’extérieur de la salle, au salon ou à la cafétéria? Pendant les pauses, l’information affichée peut permettre d’approfondir certaines discussions en lien avec les conférences ou faciliter la tenue de rassemblements informels par les participants.

C’est d’ailleurs dans un contexte similaire, lors du TweetUp de mardi dernier, que Visible Tweets à encore une fois permis de rapprocher les gens sur place avec certains absents. Il a encouragé la participants de parler de l’événement, ce qui par conséquent à contribuer au rayonnement de l’événement.

Les fonctionnalités : place à amélioration

Le visualisateur fait peut de choses, mais il le fait bien :

  • Il offre trois différentes animations;
  • Il rafraîchit dynamiquement la recherche (donc inutile de recharger la page manuellement);
  • Il affiche en boucle les derniers résultats lorsque la connexion réseau est rompue;
  • Il est disponible en mode plein écran.

Il est toujours difficile de critiquer un outil gratuit dont le plan d’affaires est inconnu, voire inexistant. Vous ne trouverez pas de publicité sur le site, et en aucun cas n’y a-t-il d’ingérence dans le contenu proposé comme résultat de recherche.

Néamoins, on peut facilement imaginer l’évolution de l’outil :

  • Permettre de naviguer entre tweets à l’aide des flèches;
  • Savoir quand la connexion réseau est rompue afin de rétablir la situation, et pouvoir poursuivre sans devoir rafraîchir;
  • Offrir des options de filtre avancées : blacklist, ne pas inclure les retweets, etc.

En conclusion, Visible Tweets est en quelque sorte devenu un incontournable des événements web. Lorsque valorisé, il peut assaisonner la soirée et devenir le complément idéal de la communication entre vos participants et leur audience.

À surveiller : PodCamp Montréal 2009

  • Laurent LaSalle
  • Vendredi, 28 août 2009

PodCamp Montréal, l'Anticonférence sur les nouveaux médias

Les mordus du Web 2.0 ne voudront pas manquer PodCamp Montréal 2009, l’Anticonférence sur les nouveaux médias. Pourquoi? Parce que je l’organise, avec l’aide de collègue de l’industrie (ou l’art d’être transparent). Aussi parce que c’est gratuit. Mais surtout parce que l’événement l’an dernier a été une réussite surpassant de loin nos attentes pour une première édition.

Le podcasting, c’est mort ça non?

Bien que le nom «PodCamp» est à l’origine d’un événement promouvant spécifiquement la baladodiffusion, il englobe aujourd’hui les nouveaux médias au sens large, incluant les blogues et les médias sociaux. Que vous soyez intéressé d’apprendre comment faire de l’audio, de la vidéo ou de la conversation via les technologies sociales, un PodCamp est un événement tout indiqué pour vous.

D’ailleurs, Mélanie Millette (qui figure également dans l’organisation) a publié un compte-rendu intéressant de PodCamp Boston au début du mois.

Une anticonférence?

Contrairement au concept d’une conférence, où absolument toute intervention est prédéterminée et l’où on observe l’horaire à la lettre, une anticonférence valorise la spontanéité et une diversité de contenu.

Vous pouvez à tout moment intervenir lors de ces conférences, que ce soit pour ajouter à la discussion ou rectifier les propos tenus par le présentateur. Ça semble assez chaotique et déstabilisant comme concept, mais la formule a prouvé son bon fonctionnement à plusieurs reprises, depuis le tout premier PodCamp s’étant déroulé à Boston en septembre 2006.

Laissez-moi reprendre ici l’essence du billet préparatoire à PodCamp Boston :

  1. PodCamp, c’est la loi des deux pieds. Si vous n’êtes pas satisfait par une activité, session, discussion ou conversation, vous pouvez à tout moment quitter pour assister à une autre conférence, ou simplement trouver quelque chose de plus intéressant à faire.
  2. PodCamp, c’est ce que vous en faites. Les conférences sont un moyen d’apprendre davantage sur les nouveaux médias. Pour profiter au maximum de la connaissance de vos pairs, préparez à l’avance des questions sur les sujets qui vous intéressent et n’hésitez pas à les poser à plusieurs personnes afin d’obtenir différentes perspectives en guise de réponses.
  3. PodCamp, ce n’est pas un BarCamp, WordCamp ou FooCamp. Contrairement aux autres anticonférences, PodCamp se veut un hybride entre l’événement structuré et l’improvisation la plus totale. La formule est telle pour favoriser l’intégration de ceux qui ne sont pas familiers avec ce type d’événement et les sujets traités. Néanmoins, la structure demeure flexible afin que les «anarchistes» y trouvent leur compte également.
  4. PodCamp, c’est la loi des espaces indéterminés. Bien qu’un horaire de conférences dans des salles soit prévu, l’événement à lieu dans un endroit où il est généralement possible d’improviser une activité de dernière minute. Les discussions de corridor sont monnaie courante dans les PodCamps, donc n’hésitez pas à converser de sujets que vous avez en communs avec les participants que vous croiserez en chemin.

C’est donc un rendez-vous les 19 et 20 septembre prochain au Pavillon de Design de l’UQAM. Pour vous inscrire, visitez http://podcampmontreal.org.

Des caractéristiques Flash dans un gâteau HTML

  • Marc Boivin
  • Mercredi, 3 juin 2009

J’avais envie de vous montrer que l’on peut faire, avec du HTML, certaines choses que les utilisateurs attribuent au Flash. Toutefois, je voulais en parler sans déclencher une guerre froide. J’ai donc opté pour une métaphore sympathique afin de vous expliquer le tout avec tact. Cette métaphore est celle du gâteau – parce qu’un gâteau, c’est inoffensif. On ne peut pas en dire autant d’un développeur qui défend ses convictions de développement.

Ce qui caractérise un gâteau Flash

Quand on pense à Flash, il y a quelques éléments qui nous viennent en tête. N’en déplaise à Adobe, en voici quelques uns dans une liste non-exhaustive :

  • Le moule (l’espace rectangulaire de la page) :
    Les sites en Flash nous ont habitué à un standard de taille fixe; un carré dans le milieu de la page où l’action se déroule. Le moule Flash place le contenu dans un carré sur une page web.
  • Le glaçage (les animations) :
    Je pense que le glaçage figure au palmarès des raisons pour lesquelles on réalise des sites en Flash. On veut voir de l’animation, des transitions, des fondus, du 3D même; Flash permet ce genre de glaçage.
  • Une familiarité rassurante (l’adresse unique) :
    Un gâteau, c’est rassurant. Tout le monde en reçoit à chacun de ses anniversaires. Souvent le même, notre préféré ou celui que notre mère faisait le mieux. En Flash, l’URL ne change jamais même si le contenu de la page change. Ce trait rassurant pour certain est souvent vu comme une faiblesse et une incohérence : si le contenu de la page change, on souhaiterait que l’adresse change aussi.

On peut débattre sur la validité de cette liste, mais ce sont les caractéristiques que nous avons tenté de reproduire dans notre gâteau HTML. Le gros avantage du gâteau HTML c’est qu’il offre aux utilisateurs une expérience gustative intéressante, peu importe les moyens technologiques dont ils disposent.

La recette

Ingrédients

Pas besoin de prendre des ingrédients alternatifs, ceux pour le gâteau HTML moderne suffisent amplement.

  • La pâte à gâteau (CMS) :
    Bien que ça n’est pas d’impact direct sur l’affichage, une bonne pâte à gâteau est indispensable afin d’avoir de la consistance en vue des étapes du glaçage et des chandelles. Le CMS (ou gestionnaire de contenu) est la partie administrative d’un site qui en facilite sa gestion.
  • La poudre à pâte (AJAX) :
    Bien que ce ne soit pas une technologie en soit, mais plus un concept (comme le Web 2.0), il mérite sa place dans nos ingrédients. Le AJAX (une combinaison de JavaScript Asynchrone et de XML) permet de transmettre des données au serveur sans nécessiter un rafraîchissement de la page.

Également

Outre les instruments de base, voici des éléments essentiels à la réussite de cette recette.

  • Le moule (CSS) :
    Je sais, je sais, tous les gâteaux web utilisent le CSS, ce n’est pas une raison pour le laisser tomber. Le moule CSS est flexible et permet une variété de forme de gâteau infini. Attention toutefois, le moule peut se déformer dans les vieux fours… Le CSS (ou feuille de style) permet d’attribuer des caractéristiques visuelles aux éléments HTML.
  • Les chandelles (jQuery) :
    Même si mes premières amours ont été avec YUI de Yahoo! pour les gâteaux corporatifs, j’utilise maintenant jQuery : moins de chandelles, plus de lumière! jQuery est une boîte à outils rassemblant un ensemble de fonctions visuelles de base.

Préparation

Assurez vous que le mélange à gâteau soit bien homogène. Ajoutez un soupçon de poudre à pâte. Ne mélangez pas trop une fois la poudre à pâte incorporer sinon le gâteau de lèvera pas. Faire cuire. Ajoutez le glaçage et les chandelles. Voilà!

Attention de ne pas trop mettre de chandelles. Il ne faut pas déformer le gâteau ou altérer le goût du glaçage.

Qu’est-ce que vous en pensez?

Si vous n’utilisez pas de 3D ou des fonctions avancées de modifications de photos, essayez ma recette et vous verrez que les 2 gâteaux, Flash ou HTML, auront le même goût pour l’usager. Un goût authentique, bien de chez nous, que l’utilisateur ait un téléphone intelligent ou un ordinateur souffrant d’un manque de mises à jour.

Évidement on ne fait pas 2 sortes de gâteau pour le plaisir. Simplement, la prochaine fois que vous voudrez faire un gâteau Flash, n’oubliez pas que le gâteau HTML peut aussi faire l’affaire.

Si vous voulez voir un exemple d’un site qui devait initialement être en Flash, mais qui a été conçu en HTML (entre autres pour des raisons de référencement), aller voir Sublim.

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