
Hier, j’ai passé l’avant-midi au colloque du CEFRIO sur la Génération C. Je dois admettre que j’étais dans l’expectative de l’étude réalisée par le CEFRIO sur la consommation Internet des jeunes de 12 à 24 ans.
Un setup intéressant
Le CEFRIO avait un tableau interactif, deux projecteurs qui dupliquaient le contenu du tableau et deux autres pour les tweets, une installation similaire au WebCamp 2009 de Québec. Je dois dire que le réseau du Centre des Congrès suffisait difficilement à la tâche; je me suis rabattu sur mon 3G. Par contre, ce setup était excellent pour l’événement.
Une conférencière très pertinente
Nous avons eu droit à l’intervention de Danah Boyd1. Elle a parlé de la vision des médias sociaux chez les jeunes, leur utilisation et leur positionnement par rapport à l’accessibilité d’Internet. J’en ai un extrait en vidéo même si, après vérification, je n’avais peut-être pas le droit de filmer, mais personne ne m’a averti.
Une génération peu intéressée
Le vrai phénomène était de regarder comment les jeunes de la Génération C réagissaient aux présentations : ils s’emmerdaient… de manière royale. Les activités étaient : se passer des papiers (drôle d’activité quand on a un portable avec Twitter et Facebook, mais bon), regarder les drôles d’images et lire le feed Twitter.
Je ne m’attendais pas à voir des gens particulièrement captivés par une étude sur leurs habitudes : les sujets d’une étude ont souvent tendance à ne pas vouloir savoir qu’ils ont été catégorisés. Sauf que j’ai trouvé leur ennui intéressant.
Ce que j’ai appris
Comme l’a dit Danah, les enfants n’apprennent pas magiquement comment utiliser les technologies. Il est certain que c’est plus facile de s’habituer à quelque chose qui est dans notre environnement depuis notre naissance (par exemple le langage). Sur ce point, les jeunes ont un avantage sur ceux des générations plus vénérables.
On peut voir les réseaux sociaux comme un proxy pour socialiser. Si je ne peux pas le faire en personne, le faire de façon virtuelle est mieux que pas pentoute. Ces conversations y sont aussi futiles que le chit-chat des corridors.
Il existe encore des catégories d’utilisateurs d’Internet. Les gens qui disent «Moi je ne suis pas ben ben bon avec les ordinateurs» ça existe encore. Il n’y a pas beaucoup de différences entre les gros utilisateurs d’Internet de 30 ans et ceux de 16. Évidemment, l’étude ne fait pas ce parallèle, mais à voir les chiffres, on peut vite s’apercevoir que les geeks, ça restera toujours des geeks.
Les grands oubliés
Je fais moi même parti de la Génération C. Un peu limite selon les critères qualificatifs de l’étude – j’ai 25 ans, l’âge limite de l’étude est 24 – mais je sens une profonde connexion avec leur approche de l’Internet. Si je veux savoir comment les gens de mon âge consomment des médias sociaux, je peux prendre le téléphone et les appeler.
Par contre, je ne connais personne entre 12 et 19 ans. J’aurais aimé que cette tranche de la Génération C soit représentée. Certains pourront dire que leurs commentaires n’auraient pas été aussi bien formulés que ceux de la frange supérieure, mais je suis porté à croire que non. À 14 ans, on a pas encore le filtre du bon citoyen qui essaie de se sentir important et intéressant. J’aurais voulu du raw data de type «in your face» que des jeunes de 14 ans auraient pu fournir.
Un peu de bouffe pour réveiller les vieux dinosaures de la comm
Je ne suis pas resté pour les tables rondes : je ne suis pas stratège. Ce qui m’intéressait, c’était les chiffres, les interprétations. En tant que C, je n’ai pas été choqué par les découvertes de l’étude. Néanmoins, je suis sûr que mes copains boomers vont avoir appris beaucoup.
Des captures vidéos
- Un bout de la conférence de Danah Boyd sur les médias sociaux.
- La présentation du CEFRIO sur la Génération C.













Vos commentaires
ouf!! je pensais avoir manqué quelque chose de super hot !! à ce que je lis ce n’est pas le cas… au Québec et à Québec quelques fois je me dis qu’on est en retard…. est-ce une impression non-fondée ? Ca fait au moins 2 ans que je lis sur cette tendance dans les revues américaines et que j’essaie de sensibiliser mes clients à la venue de ce type de clientèle… je ne suis pas de cette génération ( j,ai 47 ans) mais j’ai 2 filles de 20 et 18 ans,,, elles sont en plein dedans.
J’aimerais bien avoir du feedback sur que cette génération voudra comme service, comme consommateur… j’attend vos impressions.
par courriel, facebook ou linkedin, et oui aussi le téléphone.
[...] Marc Boivin [...]
La parole est à vous
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