On reproche souvent aux plateformes de réseaux sociaux de ne pas être munies d’un modèle d’affaire rentable, ou du moins, qui apporte un bénéfice financier significatif. Pendant que ces médias sociaux se concentrent qu’à faire augmenter le nombre de leurs membres, une majorité ne considèrent pas orienter certains de leurs services vers les entreprises, là où il y a sans doute un certain pécule à faire.
Bien que nous soyons dans ère tournée vers le crowdsourcing (donc une orientation B2C), on semble négliger trop souvent la création d’outils conçus pour des groupes restreints ou privés. Car oui, il y a des choses qu’on ne veut pas partager à tous, ou qui ne sont pas d’intérêt public…
Quand c’est pour travailler
Facebook est le portail idéal pour alimenter nos relations avec notre cercle d’amis ou nos connaissances. Cependant, il y a les situations où, sans vouloir «cacher» de l’information, la pertinence de partager celle-ci est remise en cause. Le partage de renseignements confidentiels est approprié seulement avec certaines personnes, et dans certains contextes bien précis.
La collaboration autour de la structuration des travaux d’équipe en fin de session tels que ceux faits en équipe par des étudiants ou le work in progress du design d’une maquette web n’est absolument pas d’intérêt public. Il en va de même pour la chanson qu’un artiste aimerait partager à un groupe restreint de musiciens afin d’obtenir le feedback de ceux-ci dans le but d’améliorer sa création.
La collaboration à distance
Les travailleurs qui collaborent à distance ou qui sont tout simplement habitués d’utiliser les médias sociaux sauraient tirer profit de versions privées des plateformes de réseaux sociaux. Si nous pouvions travailler via Facebook, Seesmic ou FriendFeed en privé, dans un espace réservé aux membres de notre équipe, la collaboration et le suivi de celle-ci et des projets seraient renforcés.
- Facebook nous permettrait de garder le lien informel entre les membres d’une équipe et de favoriser l’esprit de famille. De plus, si l’entreprise grossit, le portail deviendrait un excellent «profile book» d’entreprise, un outil pratique lorsque des projets particuliers nécessitent des expertisent pointues et des collaborateurs externes qui ne connaissent pas nécessairement tous les employés.
- Nul besoin d’écrire de longs courriels ou de planifier du temps pour des appels en vidéoconférence à votre agenda; avec un Seesmic d’entreprise, le tout pourrait se dérouler de façon asynchrone. L’enregistrement d’une capsule vidéo se fait simplement et rapidement, et on utilise le service comme un système de messagerie vidéo disponible à un noyau de gens autorisés à travailler sur le projet en question.
- FriendFeed nous permettrait d’avoir accès aux découvertes et aux liens préférés d’un département. De plus, il serait possible de consulter également les liens publics des membres d’une équipe.
Si l’on combine à ces outils un moteur de recherche, l’ensemble deviendrait alors la mémoire de l’entreprise… son patrimoine!
Sauter l’étape d’assimilation de l’outil
Il existe des outils intranet tels que Bluekiwi et Ning qui offrent des plateformes intéressantes, mais un gestionnaire a plus avantage à se tourner vers ce qui est déjà connu : donner à son équipe un outil qu’elle maîtrise déjà et avec lequel elle a eu des expériences ludiques et positives par le passé. L’utilisation de cet outil se fera automatiquement et l’adhésion au groupe en sera accélérée.
Au final, la question n’est pas tant de savoir quelle compagnie m’offre des outils intranet que de connaître le taux d’utilisation de ceux-ci. Un outil qui fait l’unanimité de toute une entreprise et qui est utilisé continuellement, ça n’a pas de prix.













Vos commentaires
Don’t you know the Basecamp? http://www.basecamphq.com/
Bien sûr!
Outre le Whiteboard, ce n’est pas siii collaboratif que ça!!
Vrai mais à la condition que ces plateformes soient en version « entreprise » et facilement intégrables entre elles. Je souligne au passage qu’un outil collaboratif ne devrait pas être oublié en plus de ceux mentionnés dans votre article: wikipedia.
Un wiki d’entreprise permettrait de centraliser et de partager un savoir-faire présentement dispersés et qui peut aussi disparaître pour de bon à l’occasion de départs, mises à la retraite ou autre.
Mais tout cela suppose que la « corporate culture » (qui parfois s’apparente plus à de la « corporate inculture »…) soit réceptive à ce type de collaboration et fasse partie des « early adopters ». Quel est le pourcentage d’entreprises de ce type? Je ne possède pas de données suffisantes sur la question pour me prononcer mais j’ai ma petite idée là-dessus…
Mais le plus important n’est pas le % de ces entreprises mais la possibilité qu’elles servent de modèles à imiter pour les « boîtes » plus frileuses…
Y’a du pain sur la planche Mme Lopez!
Bien cordialement.
Un petit pas à la fois, un petit pas à la fois, M. LaFrenière!
La parole est à vous
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