Utiliser Flash pour créer un site web a ses côtés positifs. Le look est léché, les mouvements sont fluides, ça bouge, ça épate. Cependant, le grand désavantage de présenter de l’information en mode Flash est sa faiblesse de référencement intrinsèque.
De nos jours, lorsque nous recherchons des informations, notre premier réflexe est souvent de taper quelques mots clés dans un moteur de recherche, puis de parcourir les premiers liens qui nous sont proposés pour aller à la pêche et trouver ce qui nous intéresse. Dans un site, le contenu textuel agit comme autant de repères susceptibles de rendre ce site «trouvable» lors d’une recherche. Plus les mots clés qui se trouvent dans le site sont pertinents et répétés fréquemment, plus on augmente les chances de ce site d’avoir un bon référencement et d’être trouvé facilement. Bien sûr, un complexe jeu d’achat de mots clés et de calculs liés aux fréquentations des sites entre en ligne de compte, mais reste qu’à la base, les mots présents dans un site sont les ancrages sur lesquels se construiront les opportunités de visibilité de ce site.
Or, lorsque présentés dans un environnement Flash, les éléments textuels deviennent des «images» et sont illisibles par les moteurs de recherche. Au prix d’offrir une expérience fluide, on prive alors le site d’un achalandage potentiel qui arriverait des moteurs de recherche. Un pro-Flash minutieux proposera alors à ses clients de réaliser un «site miroir», sans Flash, uniquement pour être trouvable par Google et autres Yahoo!, soit. Mais cela implique une double gestion des mises à jour et des modifications. Qui a besoin de dédoubler ce genre de tâches?
Je reconnais volontiers que Flash offre des possibilités particulièrement intéressantes pour créer des sites avec une atmosphère mouvante, fluide et léchée. D’ailleurs, les sites en Flash sont très présents dans les milieux de la mode, des spas, de l’hôtellerie haute gamme et des domaines où l’expérience client est au cœur de l’image de marque. Si vous êtes Chanel ou Louis Vuitton, vous avez effectivement le luxe d’opérer un site en Flash – pas parce que c’est plus dispendieux qu’un autre modus operandi, simplement parce que vous êtes très connus et que votre renommée dépasse les frontières de votre domaine d’expertise. Le quidam qui vous cherchera tapera probablement «Chanel» dans sa barre de recherche et non pas «vêtements + haute couture», parce que même s’il n’a cure des beaux habits et de la mode, il connaît votre marque. Vous le savez, vous dépensez des tonnes de dollars à cette fin depuis des années.
Mais généralement, une compagnie souhaitera étendre sa renommée à de nouveaux publics et être trouvable par un client potentiel qui ne sait même pas qu’il la cherche. Alors, la capacité du site de cette compagnie d’être facilement référençable devient un incontournable. Aussi la capacité à se référencer adéquatement n’est pas sujette à compromis lorsque vient le temps d’optimiser un site ou la visibilité d’une marque. Pourquoi handicaper potentiellement un site quand il existe des alternatives à Flash (dont plusieurs non-propriétaires)? C’est pourquoi je refuse généralement de succomber aux sirènes du Flash et prône plutôt des solutions techniques non-Flash.














Vos commentaires
c’est vrai, mais il y a des compromis, des nuances. garder un site visitable sans flash est essentiel, mais quelques petits éléments flash plus dynamiques peuvent être intéressants et qui n’empêchent pas la fonctionnalité globale du site.
les usagers du iphone savent ce que c’est un site « flash »…
En effet, la nuance est de mise. Des insertions Flash peuvent ajouter une touche de dynamisme de manière tout à fait efficace sans pour autant affecter le référencement. Mieux, si les initiatives Flash sont bien tournées, drôles ou tape à l’oeil, elles peuvent contribuer à amener du trafic « viral » au site.
Mais comme tu dis, cher Test, pour les téléphones intelligents, du Flash c’est l’horreur!
Quelques petites précisions: le contenu texte de Flash est depuis plusieurs mois déjà indexé par Google.
Aussi, depuis les dernières versions de Flash Player, l’accessibilité a grandement été améliorée.
Finalement, lorsque c’est bien fait, il est tout à fait possible d’utiliser les mêmes contenus pour un site Flash et un site non-Flash, et de ne maintenir qu’une seule version.
@Gabriel: C’est vrai que le contenu texte de flash est référencé par Google et Google seul.
Je préfère émuler les effets Flash avec des technologies ouvertes que de devoir passer un temps considérable à implémenter des outils acquis en HTML depuis longtemps, i.e.: une adresse unique par page, dans une technologie propriétaire.
Le débat Flash contre HTML fait rage depuis longtemps. Pour ma part, j’aime mieux être du côté de celui qui introduit les nouvelles technologies — Technologies de contenu et de l’accessibilité, parce qu’au niveau « eye candy » Flash est à des années lumières devant le HTML– que celui qui doit attendre que la compagnie propriétaire les implémentent.
Je suis un fervant defenceur de l’amélioration progressive (progressive enhancment) et c’est impossible d’en faire avec Flash. Go HTML!
/HTML fanboy
Il n’y a pas de débat, il n’y a pas de « guerre » entre Flash et HTML.
Tout dépend des objectifs stratégiques établis. Le client peut avoir besoin d’une expérience utilisateur hors du commun qui va faire jaser par son originalité et/ou une plateforme axée sur l’accès à l’information ou à la collaboration par exemple.
L’optique flash doit être, à mon avis, priorisée dans le cadre d’une campagne de notoriété de la marque. Le client démontre son « audace », sa forte personnalité en réalisant une expérience web marquante ce qui lui fait valoir un certain respect, donc la confiance des gens.
De plus, il faut rappeler que le public ciblé est un facteur crucial dans la décision des technologies. On ne s’adresse pas aux jeunes garçons de 8 à 14 ans comme on s’adresse à des publics du troisième âge! Et encore … ça dépend des seulement des objectifs! Pourquoi ne pas créer une expérience web faisant la promotion d’une résidence pour personnes âgées haut-de-gamme?!
À vous de voir, mais je souhaite qu’enfin ce débat cesse! Vive la diversité!
Je suis assez d’accord pour la diversité. Pourquoi ne pas piger dans tous les outils offerts selon ceux qui sont le plus adéquats pour un projet x?
Mais je ne crois pas que le Flash soit à privilégier lorsqu’il est question de notoriété de marque. Pour moi, le concept et la stratégie développés par rapport aux besoins du client et de sa clientèle doivent être au coeur du processus, ensuite, si ce concept est mieux servi par telle ou telle technologie, alors soit. En ce sens, je vous rejoint sur la question des publics : on ne parle pas de la même façon à des personnes de tel ou tel groupe social. Sauf qu’il faut faire attention aux idées préconçues. Bien avant de penser à impressionner, avec du HTML ou du Flash, ça prend une bonne idée, intelligente et signifiante pour CE public-là. Ensuite seulement, ça vaut le coût de penser aux fioritures.
Le concept est un tout, il n’y a pas de « fioritures » en tant que tel. Si le concept est « éclaté » et nécessite du travail de conception graphique et d’animation poussés, ainsi soit-il! Il faut cesser de voir le flash comme une plateforme tape à l’oeil et vide de sens. Les idées préconçues sont aussi à ce niveau!
La parole est à vous
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