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ZAP au Festival d’été

  • Marc Boivin
  • Mercredi, 14 juillet 2010

Très peu (peut-être même trop peu) souvent, on parle de nos réalisations. ZAP Québec est un projet sur lequel MA14 a été impliqué depuis plus de 2 ans. Cette année ZAP Québec offre du sans-fil sur les 2 scènes principales du Festival d’été. L’application du Festival étant intéressante à utiliser, des efforts ont été mis pour que les gens puissent en profiter avec du WiFi. Les festivaliers sont informés via les écrans géants sur la scène Bell des Plaines d’Abraham.

La scène bell en 2009

Cette année ZAP a également de la visibilité sur les arches qui sont aux entrées des terrains occupés par le Festival.

Si vous allez près de la scène Bell ou Molson Dry, essayez de repérer les antennes, vous allez être surpris par leur taille.

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Démarrer un projet web: y a-t-il une formule miracle?

  • Marc Boivin
  • Jeudi, 13 mai 2010

Tous les mois, sans exagérer, j’entends parler de nouveaux projets et de plans d’affaires web supposément « parfaitement bien calculés » et qui vont « marcher ». Traitez-moi de pessimiste, mais j’ai souvent des doutes.

La scène montréalaise des startups est de plus en plus active, on attire même du financement de l’étranger. Les médias parlent du phénomène, et les événements qui supportent cette nouvelle industrie sont de plus en plus fréquents. Mais a-t-on réellement compris en quoi consiste une entreprise basée sur une application web?

Une problématique

Le web est quelque chose à prendre au sérieux, et les modèles d’entreprise qui sont complètement basés sur ce média le sont encore plus. Il ne s’agit pas seulement d’avoir une bonne idée ou même un plan de financement.

À écouter certaines personnes, on croirait que phénomène de la bulle du dot-com est encore présent : «le web, c’est facile, ça va vite, c’est juste au bout du clic et ça coûte pas cher!»

Quoi?!

Le web crée une proximité. Cette proximité donne l’impression que tout est facile et peu couteux, que le succès est instantané. Un bon exemple est les vidéos virales qui sont écoutées à coups de millions en quelques jours. Suivi, bien sûr, de la horde de gens qui essaient de reprendre l’idée virale.

OK, tout le monde sait qu’il y a du travail derrière tout cela: il y a donc de plus en plus d’entrepreneurs prêts à mettre de l’argent pour démarrer un business web. Cependant, à mes yeux, les montants sont pourtant, bien souvent, beaucoup trop bas, voire totalement ridicules.

Faire beaucoup avec peu

Je propose un calcul de situation parfaite, très optimiste: imaginons que le projet peut être fait par un développeur à temps plein et un designer à temps partiel. Contre toute attente, vous avez déniché un programmeur et un designer compétents, travailleurs autonomes, payés presque rien, sur une promesse que votre business grossira et qu’ils seront grassement payés à l’avenir (hum!).

Votre budget annuel pourrait ressemble à quelque chose comme ceci :

développeur: 35 000$+ designer: 15 000$ (deux jours/semaine) = 50 000$ en coûts de développement.

Vous prévoyez donc un investissement assez élevé, mais en soi, raisonnable, trouvable.

Ça ne paie pas votre salaire, mais si vous avez une bonne idée et que vous y croyez, vous trouverez bien comment vous arranger. Je vous jure que votre projet ne sera pas du tout ce que vous aviez en tête, mais peut-être suffisamment mature pour attirer des investisseurs ou commencer à vendre des abonnements…

Je vous propose de regarder deux modèles qui ont fonctionné pour des sites web à succès. Tentons de voir pourquoi, peut-être, marchent-ils?

Le modèle «College Dorm»

Plusieurs succès du web ont commencé dans des chambres d’étudiants. C’est parfait pour un projet web, car cela laisse du temps pour la R&D (recherche et développement). C’est le cas de Facebook ou, par extension, de Google (ok, eux ils étaient dans un garage et ils n’étudiaient pas…).

Dans ce contexte le démarrage de projet est particulier: il n’y a pas d’enjeu, pas de financier, pas d’échéance obligatoire, pas de partenariat contraignant à gérer… Seulement une idée et une envie de continuer le projet tant que c’est amusant. Imaginez: 2 ingénieurs pendant 1 an cherchant des idées qui ne seront probablement jamais commercialisables… Et ce, avec un financement de 0$.

Le modèle «Sideline»

Ce modèle marche pour exactement les mêmes raisons: aucun enjeu, dans le pire des cas, ce qui a été bâti est relayé aux oubliettes et l’on n’en entend plus parler. Digg, Basecamp (de 37 signals) et Twitter sont de très bons exemples, amplement connus d’ailleurs, d’applications qui ont été montées « sur le side » et qui ont un succès commercial aujourd’hui.

Et le modèle qui consiste à investir de l’argent, lui?

«J’ai XX$ et une idée. Je veux réaliser cette idée en X mois et ensuite avoir un produit qui va compétitionner les marques bien établies de ce domaine.»

Je pense que démarrer un projet, de rien, avec de l’argent, est possible, mais je dois avouer que je ne connais pas d’application web bâtie sur ce modèle qui ait connu un succès commercial ( et qui ne sont pas des « spin off » d’autres entreprises). Mais j’y crois. C’est entre autres en regardant l’étonnante avancée de Praized, une startup montréalaise, en termes de développement, de positionnement et de ventes à des gros clients que je garde espoir.

Toutefois, il faut mentionner que les personnes derrière Praized sont des gens du milieu, qui connaissent le web au point d’en être des experts, qui ont déjà une communauté prête à les supporter et qui sont passionnés par ce qu’ils font.

La même idée avec les mêmes moyens déployés par d’autres personnes n’aurait sans doute pas eu le même parcours. « Je ne connais pas le domaine, je ne veux pas m’investir personnellement, je n’ai pas d’expérience et je veux payer le moins possible pour des génies qui sortent de l’école » est un modèle qui ne fonctionne visiblement pas. C’est comme s’il manquait quelque chose. Il manque « la colle », cette magie qui fait grandir les entreprises atypiques, qui fascine les foules, qui convainc les meilleurs talents de se joindre à vous.

Une question de passion?

Je suis le premier à m’embarquer dans un projet qui n’est pas certain. Juste parce qu’une idée est « trippante », même sans certitude de son succès. Toutefois, avant de m’engager, je recherche certains critères.

  • L’humilité : Être capable d’avouer qu’il y a des facettes du projet qui sont inconnues.
  • La volonté : Avoir à coeur d’apprendre de la communauté et ne pas abandonner face aux problèmes d’une idée.
  • La motivation : garder espoir sur le projet même dans les moments plus difficiles.

C’est aussi une question de bon sang… la vision entrepreneuriale ne suffit pas. En informatique, tant que le produit n’est pas commercialisable, il n’y a pas d’entrée d’argent. Le meilleur moyen de sortir un produit rapidement est d’accepter qu’il n’ait pas toutes les fonctionnalités que l’on a en tête et concentrer l’investissement, en temps et en argent, sur une fonctionnalité clef.

La pire erreur consiste à vouloir voir fonctionnelles toutes les idées avant la sortie de la première version. Ce n’est pas raisonnable, même les gens les plus fortunés du monde ne procèdent pas comme ça.

If you are not ashamed of the new product when you launch it, you launched it’s too late.

- Hofman, fondateur de Linkedin

C’est d’ailleurs cette fonctionnalité qu’il faut trouver: celle qui rend votre projet unique, celle qui vous attachera les internautes, celle qui les rendra tout aussi passionnés de votre projet que vous l’êtes. Ce n’est pas facile, mais ça vous donne des chances de devenir la prochaine entreprise citée dans des articles comme celui-ci…

Conquérir un marché avec une bonne idée, beaucoup de talent et que quelques dollars en poche.

Cet article a été écrit avec la collaboration d’Isabelle (merci pour la révision ;) )

MAJ: Un billet de Sébastien Provencher qui parle de Web durable, bon complément. (bon billet aussi)

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La dernière terre

  • Sébastien Poirier
  • Jeudi, 22 avril 2010

Pour souligner le jour de la terre et mon amour pour celle-ci.

J’ai fait pour l’occasion un petit palmarès de publicités environnementales m’ayant beaucoup touché ces dernières années et qui j’espère font réfléchir sur l’exploitation de notre paradis terrestre.

Je crois qu’au-delà des pubs, il faut trouver de meilleures façon de faire et continuer à intégrer des gestes qui donnent un «break» à la planète. Par exemple, j’ai commencé cette année à faire du compostage intérieur avec des vers (que j’anticipais gros et dégeu et non pas si pire! et je les vois pas souvent). Je fais également depuis quelques années mon compostage sur mon balcon en ville, ça me demande un peu de travail, mais ça en vaut la peine. On se dirige de plus en plus vers une gestion et une réduction des déchets individuels sur place. On se doit d’être plus intelligents que de simplement mettre ses déchets sur le bord de la rue et d’attendre qu’on nous en débarrasse sans se poser de question, on fait partie de la solution et on doit prendre l’initiative. S’inscrire à des paniers bio ou de producteurs locaux est aussi une bonne façon d’avoir accès à des produits de qualité, à faible impact environnemental et qui favorisent le développement local.

Avez-vous des gestes à me suggérer pour améliorer mon bilan environnemental citoyen.

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